69 fautes de français courantes à ne plus faire

69 fautes de français courantes à ne plus (jamais) faire !

Publié le 18/10/2022

Avec ses nombreuses règles grammaticales, ses accents en tout genre, ses 36 phonèmes, ses consonnes muettes etc., le français est une langue relativement difficile à maîtriser.

Face à cette complexité, il est quasiment impossible de ne pas commettre de fautes d’orthographe, de syntaxe, ou de conjugaison. Et sur le web en particulier, elles fleurissent comme un parterre de tulipes au printemps, et représentent l’erreur rédhibitoire par excellence pour tout rédacteur professionnel qui se respecte.

Alors, s’il est courant de se faire piéger par des illogismes (par exemple, le mot « amour » est masculin au singulier et féminin au pluriel !), il convient d’être vigilent avec les fautes d’accord, pléonasmes, barbarismes ou autres anglicismes qui se propagent dans nos usages du français au quotidien.

Voici ci-dessous un florilège des fautes de français courantes à ne plus jamais commettre !

Meme sur les fautes de français courantes (orthographe, grammaire, conjugaison)

1. Les fautes de français courantes qui font (très) mal

Commençons par un passage en revue de fautes de français les plus douloureuses, qui provoquent en nous une légère décomposition intérieure à chaque fois qu’on les lit ou qu’on les entend.

Confondre le futur et le conditionnel

On dit bien « Pour le déjeuner, je ferai des pâtes. », et non « Pour le déjeuner, je ferais des pâtes. »

Se tromper dans l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir

La règle est pourtant simple : il ne s’accorde jamais, sauf si un complément d’objet direct est placé avant.

« Les fruits que j’ai mangés.« , « Je les ai regardés longtemps. »

Confondre participe passé et verbe à l’infinitif

On dit bien « Je l’ai vu voler au-dessus de la maison. », et non pas « Je l’ai vu volé au-dessus de la maison. »

Se tromper sur des expressions où le doute ne doit plus exister

On dit « A l’attention de » et non « A l’intention de ».

On dit « Au temps pour moi » et non « Autant pour moi ». 

User de barbarismes et solécismes (sans même s’en rendre compte)

Un barbarisme est une faute grossière de langage, un mot altéré par rapport à son sens ou à sa forme initiale.

Par exemple : Aréoport, disgression, entrepreunariat, ou encore « pécunier » (au lieu de « pécuniaire »).

Un solécisme peut être quant à lui résumé à une erreur de syntaxe grossière.

Ex : « J’ai été au coiffeur », « Donne-moi(‘s) en », « C’est qu’est-ce que je dis »

Faire des fautes « volontaires », pour gagner quelques vaines secondes

Ces fautes qui nous font gagner quelques secondes lorsqu’on tape son message sur Whatsapp, mais perdre des années de crédibilité face à notre interlocuteur. Ici, on régresse au niveau petite section…

Exemples : « sa », « koi », « jamè », « grav », « eske », « 2m1″…

Pêle-mêle, d’autres atrocités du langage courant

ERREURCORRECTION
Ils croiventIls croient
Un ciseauUne paire de ciseaux
C’est la faute à ma soeurC’est la faute de ma soeur
Je vais au coiffeurJe vais chez le coiffeur
Malgré queBien que / Malgré le fait que
Donnes-en-moiDonne-m’en
Comme mêmeQuand même

2. Les erreurs courantes pour lesquelles le doute est (tout juste) permis

Voici ici quelques erreurs piégeuses, qui n’épargnent personne mais qui sont relativement faciles à corriger. D’ailleurs, ces types d’erreurs parviennent généralement à être détectés par les outils en ligne et autres plugins de correction automatique.

Les pléonasmes dont on use et abuse

« De par »

On l’emploie comme synonyme de « par » ou « grâce à ». Pourtant, son utilisation doit se cantonner à la formule « De par le monde », ou lorsqu’on l’utilise comme synonyme de « Au nom de » (ex : « De par la loi »).

« Voire même »

Provenant de l’ancien français, voire est un synonyme de « même », « et même », « peut-être même ».

A noter : bien que redondante, cette expression est toutefois acceptée dans le dictionnaire de l’Académie Française.

« Au jour d’aujourd’hui », expression qualifiée de « pléonasme populaire et fort peu recommandable » (par l’Académie Française. En effet, l’adverbe « hui » signifie « ce jour », et « aujourd’hui » est déjà une redondance en soi.

Mot à mot, « Au jour d’aujourd’hui » se traduit donc par « Au jour du jour de ce jour ». A bannir.

D’autres pléonasmes pêle-mêle :

  • Monter en haut / Descendre en bas
  • Crier fort
  • Préparer à l’avance
  • Reporter ultérieurement
  • Répéter la même chose
  • Se cotiser à plusieurs
  • Devoir obligatoirement
  • Pour terminer enfin
  • Faux prétexte
  • Incessamment sous peu

L’orthographe de l’impératif à la 2e personne du singulier

Pour cet exemple, je vous vois dire : « Oh non quand même, elle est simple celle-là » !

A l’impératif, on a tous intégré le fait que les verbes du 1er groupe ne prennent pas de « s » à la 2e personne du présent (exemple : « Mange tes pâtes ! »).

Mais saviez-vous que ces mêmes verbes prennent effectivement un « s » lorsqu’ils sont suivis de « y » ou « en » ? (ex : « Manges-en davantage ! »)

A l’oral c’est évident, la liaison se fait naturellement. Et elle se fait naturellement car le « s » est bien présent à l’écrit.

L’expression « Je vous saurais gré »

Qui n’a jamais douté devant cette expression ? Doit-on écrire : « Je vous serais gré de », ou « Je vous saurais gré de » ? Il est facile de tomber dans le panneau, puisque cette formule est synonyme d’être redevable. Et pourtant, on « sait gré » de quelque chose à quelqu’un. On écrit donc : « Je vous saurais gré ».

L’expression « Je m’excuse »

Pour cette raison, l’expression fautive « Je m’excuse » est aussi connue qu’elle est répandue. Et pour cause, pas une journée ne passe sans que l’on doive s’excuser de quelques chose, aussi grave ou futile soit-elle.

Donc pas besoin de monter sur ses grands chevaux lorsqu’on estime que quelqu’un qui emploie cette tournure se pardonne à lui-même. D’autant que dans certaines situations, son usage est admis, comme lorsque l’on coupe la parole à quelqu’un pour exprimer sa pensée : « Je m’excuse, mais… ».

Disons que dans un contexte formel, on préfèrera la formule « Je vous prie de m’excuser » afin d’être sûr de ne pas froisser son interlocuteur. Et s’il s’agit de s’absoudre d’un léger impair ou de demander à pardonner un retard à ses amis, on pourra se contenter de « Excusez-moi ».

Après que

Cette faute terriblement courante aurait pu apparaitre dans le premier chapitre des erreurs impardonnables. « Après que » est bel et bien suivi d’un verbe à l’indicatif, et non au subjonctif.

Ex : « Il te rend ton jouet après que tu t’es excusé. »

Pourquoi ?

Le subjonctif est un mode employé pour indiquer une action susceptible de se produire (hypothétique).

Or, la proposition introduite par « après que » fait référence à un fait accompli. On emploie donc l’indicatif.

Français ou français, quand mettre une majuscule ?

Pour ne plus faire d’erreur avec la présence ou non d’une majuscule pour les mots qui font référence à un pays, une région, une ville (et qu’on appelle gentilés ou ethnonymes), retenez cette règle simple. Lorsqu’il s’agit d’un nom commun ou d’un adjectif, le mot prend une minuscule.

Ex : « Un fromage français », « Un dialecte corse », « La langue espagnole ».

Lorsque le mot désigne une nationalité ou un gentilé, il s’agit d’un nom propre, et il prend une majuscule.

Ex : « Elle est Américaine », « Les Parisiens sont parfois antipathiques ».

Quid de la phrase : « Il est français » ? Nom propre ou adjectif ?

Eh bien, il y a débat sur le sujet. Mais globalement, si vous souhaitez renseigner sur l’état d’une personne, vous pouvez appliquer une majuscule. Si au contraire, c’est la qualité de la personne que l’on cherche à souligner, alors « français » devient un adjectif, et prend une minuscule (ex : « Oui, je sais, mais que veux-tu, il est français… »).

Le verbe résoudre au futur, à la 1re personne du pluriel

Doit-on dire :

1. »Demain, nous résolverons cette énigme ! »

ou bien

2. » Demain, nous résoudrons cette énigme ! ».

Normalement, la bonne réponse est assez évidente, mais si vous doutez, c’est sans doute à cause de la forme du verbe résoudre au présent, qui s’écrit : nous résolvons.

Pourtant, conjugué au futur, c’est bien la 2e réponse qui est correcte : nous résoudrons.

La conjugaison du verbe bouillir

Dans la même veine, la conjugaison du verbe bouillir pose souvent problème. Au subjonctif comme à la 3e personne du pluriel du présent de l’indicatif, on lui préfère une forme plus douce à l’oreille, pourtant incorrecte.

Exit donc les « j’attends que l’eau boue / bous avant de mettre les pâtes », ou les « Les enfants bouent d’impatience de retrouver leur père ». Ces orthographes sont à bannir.

Au subjonctif, ne vous posez pas de question, quelle que soit la personne, la forme est la même :

  • que je bouille
  • que tu bouilles
  • qu’il/elle/on bouille
  • que nous bouillions
  • que vous bouilliez
  • qu’ils/elles bouillent

A l’indicatif, si on dit bien : je bous, tu bous, la 3e personnes du pluriel s’écrit : ils/elles bouillent.

Quoique ou quoi que ?

Pour ne plus faire de faute entre ces deux expressions homonymes, retenez que « quoi que » est un synonyme de « peu importe ce que ».

Ex : « Je le ferai, quoi que tu en penses » –> « Je le ferai, peu importe ce que tu en penses ».

La conjonction « quoique » est quant à elle un synonyme de « bien que », ou « encore que. » À noter que la proposition qui suit doit être mise au subjonctif.

Ex : « Je suis assez maladroit, quoique je fasse attention ! ».

La conjugaison du passé simple à la 3e personne du singulier

Lorsqu’on raconte une histoire au passé simple, on se surprend parfois à s’emmêler les pinceaux avec la terminaison de certains verbes à la 3e personne du singulier.

Et pris dans l’élan de notre prose, on se retrouve à prononcer des solécismes qui feraient verdir nos anciens professeurs de français.

Par exemple : « Le héros metta son manteau, puis il courra vers le jardin »…

Pourtant, la conjugaison du passé simple à la 3e personne du singulier est simple.

  • Pour les verbes en -er (dont le verbe aller, qui appartient au 3e groupe) la terminaison est -a.

Ex : « Il oublia », « elle alla »…

  • Pour les verbes en -ir du 2e groupe (finir, mentir…) la terminaison est -it.

Ex : « Il mentit », « elle finit »…

  • Pour les verbes du 3e groupe en -re ou -oir, la terminaison est soit -it, soit -ut.

Ex : « Il prit », « elle reçut »…

  • Quelques subtilités et exceptions à la règle demeurent, principalement pour les verbes en « ir » du 3e groupe (sortir, courir, dormir…), où la terminaison pourra être soit -it, soit -ut.

Ex : « Il sortit », « elle courut »…

Censé vs. sensé

Le moyen mnémotechnique pour se souvenir de la bonne orthographe entre « censé » et « sensé » est simple comme bonjour.

Sensé avec un « s » s’emploie comme adjectif synonyme de « qui a du sens ».

Ex : « Il a prononcé un discours sensé », « Ma fille est une personne sensée ».

« Censé » avec un « c » s’emploie quant à lui comme synonyme de « supposé ».

Ex : « Il était censé le faire hier »

3. 13 erreurs fréquentes mais plus subtiles (que peu d’entre nous connaissent)

Ici, voici une sélection de fautes en tout genre, qui nous passent parfois sous les yeux sans que l’on s’en rende compte (et qui sont pourtant bien réelles) !

ERREURCORRECTIONEXPLICATION
Et oui !
Et bien !
Eh bien !
Eh oui !
Il faut utiliser l’interjection « eh », et non la conjonction de coordination « et ».
Vous dîtesVous ditesDites ne prend pas d’accent circonflexe, ni au présent de l’indicatif, ni à l’impératif.
Réservez l’accent uniquement pour le passé simple.
En termes deEn matière de, quant àOn emploie en termes uniquement lorsqu’on peut le remplacer par « dans le vocabulaire de ».
EntendableAudibleSelon l’Académie Française : « Ainsi, à l’idée d’« entendre » correspond l’adjectif audible, emprunté du latin chrétien audibilis, lui-même tiré de audire, « entendre ». On veillera bien à ne pas employer, en lieu et place de cet adjectif, le barbarisme entendable. »
Aux dépendsAux dépensLes dépens étaient une ancienne manière de désigner des frais. Au dépens n’est donc pas tiré du verbe dépendre, mais dépenser.
Par ailleurs, cette expression est toujours au pluriel.
Ils se sont revu
Ils se sont donnés rdv
Ils se sont revus
Ils se sont donné rdv
Règles d’accord des verbes pronominaux :
– Lorsque verbe réfléchi (se lever, s’asseoir) –> accord avec le sujet
– Lorsqu’implique la réciprocité : si COD = on accorde (ils se sont revus), si COI = n’accorde pas (ils se sont donné rdv / donner rdv à qqn)
Une météorite ou un météorite ?
Une enzyme ou un enzyme ?
Les deux !Météorite, enzyme, perce-neige, et après-midi sont les 4 mots qui appartiennet à la fois au genre féminin et masculin
C’est de la faute deC’est la faute de« C’est de la faute de » appartient davantage au langage oral. A l’écrit, il faut éviter l’empoi de ces « de » successifs.
Deux-cent
Quatre-vingt
Huit-cent-quatre-vingt
Deux cents
Quatre-vingts
Huit-cent-quatre-vingts
Accords de cent et de vingt : ils s’accordent s’ils sont multipliés et lorsqu’il n’y a pas d’adjectif numéral qui les suit. Dans le cas contraire, ils sont invariables.
Des pantalons marrons
Des cravates oranges
Des pantalons marron
Des cravate orange
Sauf exception, les couleurs désignant un nom caractéristique sont invariables.
Ceci dit, il n’est pas très bavard.Cela dit, il n’est pas très bavard.Quand on fait référence à quelque chose que l’on vient de dire, il est préférable d’utiliser « cela ».
Moyen mnémotechnique : « Ceci explique cela ». = la chose qui vient d’être dite (ceci), explique la chose qui l’a précédée (cela).
Amène-moi ce livre s’il te plaît.Apporte-moi ce livre s’il te plaît.Apporter/emporter s’utilise lorsqu’on déplace quelque chose d’inanimé.
Amener/emmener s’utilise lorsqu’on amène un être animé.
Elle était toute excitée.
Elles étaient toute contentes.
Elle était tout excitée.
Elles étaient toutes contentes.
Tout employé en tant qu’adverbe est invariable sauf lorsqu’il est placé devant un adjectif féminin qui commence par une consonne ou un « h » aspiré.

4. Bonus : les anglicismes que vous utilisez sans le savoir (surtout au travail !)

Impossible de traverser une journée de travail sans devoir y faire face. Rien de dramatique en soi, veillons juste à ne pas favoriser leur propagation, en les bannissant de nos e-mails et autres présentations.

En voici 5 dont vous ne soupçonniez peut-être pas l’existence :

ANGLICISMEEXPRESSION D’ORIGINECORRECTION
ImpacterTo impactAffecter / Avoir des conséquences
Être en charge deTo be in charge ofAvoir la charge de
Être confronté àTo be confronted withDevoir faire face
Je reviens vers vousi’ll get back to youJe vous recontacterai
EfficienceEfficiencyEfficacité
Compétence (lorsqu’on parle de personnes)

Et en voici d’autres que l’on utilise en connaissance de cause. Il est vrai que certains d’entre eux permettent d’être plus direct ou de simplifier la compréhension (ex : « débriefing » au lieu de « réunion-bilan » par exemple, ou « ASAP » pour « dès que possible »).

Mieux, d’autres ont tout simplement supplanté leur traduction française (ex : « e-mail » au lieu de « courriel », « planning » au lieu de « planification » ou encore « manager » au lieu de « gestionnaire »).

Mais lorsqu’il s’agit de remplacer un mot de 2 syllabes par un autre mot de 2 syllabes, il est légitime de se demander l’intérêt d’une telle pratique, autre que créer du jargon.

Quelques exemples :

ANGLICISMECORRECTION
BoosterRelancer / Dynamiser
ChallengeDéfi
CheckerVérifier
Click and collectRetrait en magasin
CustomiserPersonnaliser
Être focusÊtre concentré
FeedbackRetour d’expérience
IncentiveMotivation / Récompense
LanguageLangage
Prendre le leadS’occuper de / Mener
ProcessProcédé
StaffPersonnel / Equipe
SwitcherChanger
Think tankGroupe de réflexion
TurnoverRotation / Renouvellement

Voilà pour cette longue liste de fautes de français courantes qui pullulent dans nos échanges du quotidien.

J’espère que vous aurez découvert certaines subtilités du langage qui vous échappaient jusqu’alors, et que vous la garderez sous la main (en la mettant en favoris dans votre navigateur 😉) lorsqu’un doute orthographique ou grammatical vous habitera !

Arnaud Anselmet - Conseils Rédaction Web

Écrit par : Arnaud

Je suis spécialiste en création de contenus web, et fondateur de Conseils Rédaction Web. Je vous partage mes trouvailles en tant que professionnel de la rédaction web, et j'essaie au maximum de les soutenir avec de la data. J'ai un passé littéraire, mais finalement, j'aime les chiffres autant que les lettres ! Mon seul but à travers ce blog : rédiger des articles qui vous permettent de mieux comprendre les procédés de création de contenu et le SEO.
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