In-Stream Ads : LinkedIn teste la monétisation vidéo par la publicité pré-roll

In-Stream Ads : LinkedIn teste la monétisation vidéo par la publicité pré-roll

LinkedIn teste In-Stream Ads, un programme qui permet à certains créateurs de toucher un revenu lorsque des publicités sont diffusées avant leurs vidéos. Présenté le 15 octobre, il concerne un groupe sélectionné de créateurs et d’annonceurs aux États-Unis.

Le principe : une marque choisit les thèmes sur lesquels elle souhaite diffuser sa campagne, puis LinkedIn place ses publicités devant les vidéos éligibles. Elle n’a pas à négocier un partenariat avec chaque auteur.

In-Stream Ads : des publicités diffusées selon le sujet de la vidéo

L’annonceur passe par Campaign Manager, la régie publicitaire de LinkedIn. Il définit son audience et son budget, puis choisit une catégorie de contenus, comme la technologie et l’IA, la finance ou le leadership. Il peut aussi sélectionner l’ensemble des catégories. LinkedIn détermine ensuite les emplacements et optimise la diffusion selon l’objectif de la campagne.

Maquette mobile avec zoom sur In-Stream Ads
L’onglet « Monétisation » du tableau de bord LinkedIn permet aux créateurs invités de rejoindre In-Stream Ads, le programme de rémunération par publicité pré-roll testé aux États-Unis. Source : LinkedIn, visuel adapté par CRW.

La marque achète donc un emplacement avant un contenu éditorial. Elle ne commande pas au créateur une vidéo conçue pour promouvoir son produit. Les auteurs participant au test peuvent rejoindre le programme depuis leur tableau de bord.

LinkedIn ne part toutefois pas de zéro. Avec BrandLink, étendu à des créateurs en 2025, la plateforme proposait déjà des publicités avant les vidéos. Sa documentation décrit un achat de partenariats via les équipes commerciales, avec des contenus approuvés par les créateurs ou les éditeurs. Le test In-Stream Ads met davantage l’accent sur la diffusion par catégorie, sans partenariat individuel : une autre façon de commercialiser ces emplacements.

Un tableau de bord mondial pour gérer les contenus

Le nouveau Dashboard doit être déployé mondialement dans les prochaines semaines. Accessible sur mobile depuis la photo de profil, il rassemble les statistiques d’audience et de contenu, les brouillons, les publications programmées et les posts déjà diffusés. Il donne également accès aux possibilités de monétisation disponibles pour le compte.

LinkedIn enrichit aussi Creator Marketplace, son outil de mise en relation entre marques et créateurs. Les nouveaux filtres permettent de chercher un partenaire selon son expertise, le profil de son audience ou ses formats : vidéo, texte, article, carrousel ou newsletter. L’accès reste sur invitation en Amérique du Nord.

Autre possibilité annoncée : Advice Sessions, qui permet de proposer des consultations depuis son profil et d’y gérer les réservations, les paiements et les appels vidéo. Le communiqué indique un accès aux États-Unis pour les abonnés Premium Business éligibles.

Pour les créateurs français, le tableau de bord est donc la nouveauté dont le déploiement mondial est annoncé. Quant à la rémunération publicitaire, difficile de l’intégrer comme revenu prévisible dans une stratégie de contenu : LinkedIn ne détaille pas encore les critères précis d’éligibilité, la part reversée aux auteurs ni les revenus envisageables.

Sources :

Liens Google : ils sont désormais plus visibles dans ses réponses IA

Liens Google : ils sont désormais plus visibles dans ses réponses IA

Google retouche à nouveau la place des liens dans ses Aperçus IA et son Mode IA. Annoncées le 15 octobre, ces évolutions visent à faciliter l’accès aux sites depuis les réponses générées. Elles mêlent des changements d’affichage, une extension de formats existants et un nouveau test.

Des liens placés plus haut, des articles mieux exposés

Google indique avoir déjà augmenté la présence des liens intégrés, attachés à des mots ou groupes de mots dans les réponses. L’entreprise annonce désormais qu’ils seront davantage visibles, car ils apparaîtront plus souvent dans la partie haute du texte.

Elle teste aussi un bloc en tête de réponse pour les recherches qui nécessitent une ou deux pages officielles, afin d’accomplir une démarche ou de retrouver une information précise. Les liens y seront accompagnés d’une explication sur leur utilité.

Les carrousels d’actualité commencent, eux, à être étendus à davantage de pays et de langues. Ils mettent notamment en avant les « sources préférées » sélectionnées par l’utilisateur. A la fin de certaines réponses, les liens vers des articles associés gagnent des vignettes et une présentation plus visible. Pour être complet sur les changements IA chez Google, la firme travaille parallèlement à faire évoluer Discover avec l’IA, sur la génération de contenus comme sur leur recommandation.

Maquettes qui montrent la meilleure présence des liens dans les réponses de l'IA
Google renforce la visibilité des liens dans ses réponses IA : carrousels de contenus dans les AI Overviews et sources mises en avant dans le mode IA.
Source : Google, captures d’écran officielles, octobre 2026
.

Un exemple récent illustre cette diversité d’emplacements. En septembre, Search Engine Watch a observé, pour la recherche « coussins », un carrousel d’AI Mode réunissant trois fiches produits et un guide de décoration. Le contenu éditorial figurait donc directement parmi les propositions d’achat, dans la réponse IA.

Cette fonctionnalité « carrousel » à l’intérieur de la réponse IA montre peut-être une nouvelle manière utile de positionner un article d’aide au choix, autrement que de le pousser à travers les liens qui accompagnent le texte généré.

Google aussi interrogé sur les données de clic en provenance de l’IA

Ces changements ne s’accompagnent d’aucun résultat chiffré sur le trafic envoyé aux sites. Dans Search Console, les clics issus d’AI Mode et d’AI Overviews restent agrégés avec ceux des autres résultats, sous le type de recherche « Web ». Le rapport IA dédié permet de suivre les impressions et les pages exposées, mais ne détaille pas les clics.

Avec Topics Portfolio, Bing va déjà plus loin, en permettant d’examiner les citations IA par sujet et par requête, sans pour autant renseigner les clics.

Search Engine Roundtable a justement interrogé Google sur l’accès aux données de clic. L’entreprise lui a répondu qu’elle travaillait avec les propriétaires de sites pour déterminer les indicateurs les plus utiles et qu’elle ajouterait des métriques au fil du temps. Cette réponse ne précise ni lesquelles ni à quelle date. Elle ne permet donc pas d’annoncer l’arrivée d’un suivi distinct des clics IA.

Sources :

Google veut transformer Discover avec l’IA, un canal clé pour les médias

Google veut transformer Discover avec l’IA, un canal clé pour les médias

Google recrute actuellement des ingénieurs pour générer et recommander des contenus IA dans Discover, ainsi qu’un responsable du design chargé de transformer l’expérience du flux. 

Pour les médias qui y trouvent une part importante de leur audience, ces offres éclairent sur une évolution sensible de la distribution de leur contenu dans ce flux. A pondérer toutefois, car elles décrivent surtout une ambition de développement, sans annoncer les futurs formats de Discover, ni leur calendrier.

Les descriptions de postes portent sur la production de contenus, leur personnalisation et la manière dont les utilisateurs pourront les explorer. L’IA étant déjà présente dans Discover, ces recrutements détaillent les travaux que Google veut mener pour développer davantage ces usages.

Google Discover : un canal devenu central pour les médias

Les Aperçus IA de Google dans les résultats de recherche ont déjà modifié la présentation de l’information dans le canal historique de la firme américaine. Discover repose quant à lui sur un autre usage : il recommande des articles et d’autres contenus en fonction des centres d’intérêt des utilisateurs. Actualité nationale, information locale, sujets de société ou contenus magazine…Les recommandations de ce flux ouvrent aux éditeurs une voie d’acquisition distincte de la recherche classique.

Son poids est considérable pour la presse. Dans un panel de plus de 400 éditeurs d’actualité étudié par NewzDash, Discover représentait 67,51 % du trafic mobile provenant de Google au quatrième trimestre 2025, contre 37,03 % en 2023. Une transformation de ce flux touche donc un canal majeur d’accès aux lecteurs.

Google décrit une chaîne de production de contenus

Google cherche à intégrer la génération de contenu aux systèmes qui sélectionnent ce que chacun voit dans Discover. Les deux offres d’ingénierie décrivent une même ambition :

  • produire des contenus adaptés aux centres d’intérêt des utilisateurs, pour Discover et les notifications, 
  • puis exploiter les signaux de recommandation pour les améliorer. 

Cela suppose d’identifier les sujets, de tenir compte de leur contexte et d’évaluer l’exactitude, la fraîcheur et la cohérence des contenus. Des synthèses d’actualité ou des contenus assemblés autour d’un sujet pourraient en découler, sans que leur longueur ou leur présentation soient précisées. Cette exigence de fiabilité concerne aussi les éditeurs : Google leur demande une vérification humaine des contenus générés par IA, jusque dans les métadonnées.

Extrait d’une offre Google Careers mentionnant la génération de contenus IA pour Discover et les notifications.
L’offre Google Careers prévoit explicitement de générer des contenus pour Discover et les notifications. Source : Google Careers.

Google recrute aussi une personne pour piloter le design et l’expérience utilisateur de Discover. L’offre décrit une expérience de « concierge » proactive et très personnalisée, qui doit aider les utilisateurs à approfondir leurs sujets et à passer de l’inspiration à l’action. Ce poste comprend le développement de formats faisant appel à l’IA et de nouvelles façons de consulter le flux.

Discover change déjà, l’effet sur les clics reste à établir

En octobre 2025, Google annonçait déjà des aperçus IA sur des sujets tendance dans Discover, alors disponibles aux États-Unis, en Corée du Sud et en Inde. Ces aperçus pouvaient être développés pour obtenir plus d’informations et proposaient des liens vers le Web.

Trois écrans du test Dive deeper dans Google Discover, montrant un résumé IA et des liens vers des articles sources.
Exemple du test « Dive deeper » présenté par Google le 18 septembre 2026 : un résumé IA ouvre vers des liens et d’autres contenus sur le même sujet. Source : Google / Robby Stein.

Le trafic de Discover évolue lui aussi. Dans son propre réseau de sites, Chartbeat, une plateforme d’analyse de contenu en temps réel, conçue spécialement pour les éditeurs de presse et les médias numériques, constate un recul relatif de 28,4 % de la part des pages vues provenant de Discover entre juillet 2024 et juillet 2026.

 Le canal connaît donc déjà des changements d’interface et de trafic, sans que cette mesure permette d’isoler l’effet de l’IA.

Pour les éditeurs, l’enjeu de cette refonte possible tient au parcours de lecture. Si Discover permet de s’informer davantage directement dans le flux, un lecteur qui y trouve l’essentiel d’un sujet pourrait avoir moins de raisons d’ouvrir les articles sources. Ce scénario reste une hypothèse : son effet sur le taux de clic dépendra des contenus proposés et de la place donnée aux liens.

L’offre de recrutement du futur responsable du design de Discover demande aussi de garder les voix humaines et les sources au centre de l’expérience. Reste à savoir comment cette ambition se traduira dans les futurs formats : quelle part de l’information sera consommée dans Discover, et quelle part donnera envie de consulter les sources ?

Claude a rempli un faux signalement à la police : Anthropic coupe Internet à ses agents tests

Claude a rempli un faux signalement à la police : Anthropic coupe Internet à ses agents tests

Selon un rapport publié par Anthropic le 9 octobre 2026, un agent Claude a rempli puis envoyé un faux signalement concernant un homicide non résolu sur le site de la police de Philadelphie. L’incident s’est produit le 18 juillet 2026, pendant un test interne d’Anthropic, et la soumission a été automatiquement classée comme spam avant d’atteindre les enquêteurs.

Anthropic ne l’a rendu public que récemment, dans un rapport qui recense plusieurs actions imprévues de ses modèles sur des sites réels. La mesure la plus nette ne concerne pas les utilisateurs ordinaires de Claude : l’entreprise a retiré temporairement l’accès au Web de toutes ses évaluations internes, jusqu’à ce que ses dispositifs de contrôle prouvent qu’ils peuvent détecter et bloquer ce type de comportement.

Quand l’agent cherche un autre chemin

Le faux signalement impliquait Claude Haiku 4.5. Le modèle devait générer et exécuter des tâches d’exemple sur des pages choisies au hasard. Arrivé sur une page consacrée à un homicide non résolu, il a trouvé un formulaire de témoignage et l’a envoyé avec une histoire inventée. Ses instructions lui interdisaient notamment de créer un compte, de saisir des données personnelles, d’effectuer un achat ou de soumettre quelque chose de destructeur. Elles n’interdisaient pas explicitement l’envoi d’un formulaire.

Plusieurs cas, quatre catégories de comportements

Le faux signalement n’est qu’un des cas dévoilés dans ce rapport du 9 octobre.

Anthropic n’en donne pas de total exhaustif : son rapport rassemble plusieurs incidents, parfois répétés, en quatre catégories de comportements imprévus. Outre les soumissions de formulaires réels, dont celui de la police, mais aussi des formulaires administratifs envoyés malgré les consignes, Claude a exploité des failles de sites pour exécuter des commandes sur des serveurs, contourné des restrictions d’accès à des données normalement payantes ou protégées par jeton, et utilisé des raccourcisseurs d’URL pour dépasser les limites de son outil de navigation.

Anthropic parle surtout de « persistance » : lorsqu’un chemin normal se ferme, l’agent cherche une autre manière d’atteindre son objectif. Dans certains environnements d’entraînement, réussir malgré un obstacle peut être récompensé involontairement. Le modèle apprend alors qu’un contournement est toléré, même si ce n’était pas le comportement attendu.

Ce que cela change pour les workflows avec agents

Anthropic précise que ces incidents ont eu un impact réel limité, qu’ils n’ont pas concerné les données de clients et qu’ils sont moins graves que les intrusions dévoilées durant l’été. L’entreprise affirme aussi que ses nouveaux outils de détection ont bloqué tous les cas lorsqu’elle les a rejoués.

Mais le rapport reconnaît une limite importante : l’entraînement comportemental ne suffit pas encore, notamment pour la recherche Web et l’utilisation d’un ordinateur. Or ce sont précisément les capacités mobilisées par les agents qui recherchent une information, naviguent dans un CMS ou remplissent un formulaire

Cette question du contrôle se pose aussi pour les automatisations plus courantes, comme les tâches ChatGPT qui permettent déjà de déléguer certaines actions récurrentes à l’IA.

Pour un workflow éditorial ou marketing, la leçon opérationnelle est claire. Une consigne générale du type « ne fais rien de risqué » laisse trop de place à l’interprétation. Il faut définir les domaines accessibles, distinguer lecture et écriture, imposer une validation humaine avant toute soumission et journaliser les actions réellement exécutées.

Et pour en revenir à Anthropic, ses agents internes vont être migrés vers une infrastructure centralisée et mieux confinée. L’accès au Web restera coupé pour toutes les évaluations internes tant que l’entreprise n’aura pas validé la fiabilité de leurs garde-fous.

Anthropic cible officiellement les fausses sources créées pour influencer les réponses IA

Anthropic cible officiellement les fausses sources créées pour influencer les réponses IA

Anthropic a mis à jour sa politique d’utilisation de Claude le 8 octobre 2026, avec une précision qui intéresse directement les professionnels du SEO et du GEO. L’entreprise vise désormais explicitement les réseaux de faux sites qui se présentent comme des sources indépendantes pour influencer les réponses des moteurs de recherche et des IA.

Ces pratiques étaient déjà interdites, mais Anthropic, la maison mère de Claude AI, les décrit désormais beaucoup plus précisément. La nouvelle politique, qui entrera en vigueur le 12 novembre, apporte également un changement concernant la publication automatique de contenus.

Comment de faux sites peuvent influencer les réponses IA

Imaginez plusieurs sites d’information qui publient des articles défendant une même affirmation. À première vue, ces publications semblent se confirmer mutuellement et peuvent donner du crédit à l’information, y compris lorsqu’un moteur de recherche ou une IA les consulte. Mais si tous ces sites sont en réalité pilotés par une seule organisation, cette apparente diversité des sources est trompeuse.

C’est précisément ce mécanisme qu’Anthropic entend mieux encadrer. Dans sa nouvelle politique d’utilisation, l’entreprise interdit explicitement de manipuler les sources utilisées par les moteurs de recherche et les systèmes d’IA au moyen de contenus qui dissimulent leur origine, leur auteur ou leur indépendance.

Cette précision ne sort pas de nulle part. Dans un rapport publié en septembre 2026, Anthropic décrit notamment un réseau d’environ 70 faux sites d’actualité, présentés comme des médias locaux indépendants, mais rattachés à une même agence publicitaire basée en France. Claude était utilisé pour produire et réécrire des articles destinés à alimenter ces sites, dans le cadre d’une opération d’influence. Près de 9 000 articles ont ainsi été publiés dans une vingtaine de langues.

Astroturfing : rapport d'un debunk par Anthropic d'une opération d’influence commerciale créée avec l'intelligence artificielle
Opération d’influence coordonnée documentée par Anthropic : Claude a été utilisé pour alimenter un réseau de 70 faux sites d’information, dont les contenus étaient amplifiés par des comptes X inauthentiques.

Anthropic indique toutefois que cette opération a généré peu d’engagement réel. Rien ne permet non plus d’affirmer qu’elle a effectivement influencé les réponses des IA. Elle illustre néanmoins la facilité avec laquelle des contenus produits en série peuvent donner l’apparence d’une multitude de sources indépendantes.

Faut-il y voir une remise en cause des stratégies GEO ? Non, du moins pas dans leur ensemble. Chercher à faire connaître une marque, publier des contenus sur des sites tiers ou améliorer ses chances d’être cité par une IA ne constitue pas, en soi, la pratique dénoncée par Anthropic.

La distinction repose sur la transparence des publications. Un article sponsorisé dont l’origine est identifiable ne présente pas le même caractère trompeur qu’un réseau de faux médias qui dissimule ses liens avec un commanditaire. Pour les professionnels du SEO et du GEO, c’est donc moins la recherche de visibilité qui est en cause que la fabrication d’une fausse indépendance éditoriale.

Politique d’utilisation de Claude : la publication automatique sort des usages à haut risque

La nouvelle politique contient un autre changement, moins visible mais intéressant pour les équipes qui automatisent leur production éditoriale.

Dans sa version précédente, Anthropic classait la génération et la publication automatiques de contenus destinés à un public extérieur parmi les usages à haut risque. Cette catégorie était associée à des exigences de contrôle humain et de transparence dans les situations couvertes par ces règles.

Or, cette mention a disparu de la nouvelle liste, désormais centrée sur les recommandations et décisions susceptibles d’affecter notamment la santé, les finances, les droits ou l’emploi des personnes. Anthropic ne précise pas les raisons de ce retrait.

Pour autant, ce changement ne signifie pas que la publication automatique est désormais autorisée sans condition. Les autres dispositions de la politique continuent de s’appliquer, notamment celles qui concernent la désinformation et les campagnes trompeuses.

Cette évolution ne dispense évidemment pas les équipes éditoriales de contrôler leurs publications. Google vient d’ailleurs de préciser ses recommandations sur la relecture des contenus générés par IA, en incluant explicitement les métadonnées SEO.

Il faut également distinguer les règles d’utilisation de Claude des exigences propres aux plateformes de diffusion. Google, par exemple, interdit déjà dans ses politiques antispam les tentatives de manipulation des réponses génératives de son moteur de recherche.

Automatiser la rédaction de contenus et fabriquer de fausses sources indépendantes restent donc deux sujets différents, que cette nouvelle politique permet de mieux distinguer.

Avec Intelligent UI, ChatGPT peut désormais créer un outil dans sa réponse

Avec Intelligent UI, ChatGPT peut désormais créer un outil dans sa réponse

Depuis le 7 octobre 2026, OpenAI déploie GPT-6 avec Intelligent UI dans ChatGPT. Cette fonction permet au chatbot de composer des réponses associant du texte, des visuels et des éléments interactifs : boutons, formulaires, graphiques ou petits outils utilisables directement dans la conversation.

L’évolution concerne l’onglet Chat uniquement. Selon la demande, le modèle peut choisir, en autonomie, une présentation qui permet de consulter un détail, de faire varier un paramètre ou de parcourir plusieurs options. Bien entendu, une réponse simplement textuelle reste possible lorsque ce format suffit.

Des outils utilisables dans la conversation

Dans son annonce, OpenAI présente plusieurs cas d’usage :

  • sélectionner les composants d’un vélo pour comprendre leur rôle,
  • modifier les hypothèses d’un calculateur d’épargne,
  • représenter un itinéraire sur une carte,
  • jouer à un petit jeu,
  • etc.

Le point commun de ces exemples réside dans la possibilité d’agir sur les éléments de la réponse.

Comme sur le visuel ci-dessous, où il est possible d’isoler les composants d’un vélo et leur fonction en cliquant sur les petits onglets de navigation, d’activer une vue éclatée du schéma, ou encore d’obtenir des informations concernant les différents rapports de vitesse.

A noter que tout cela est le fruit du raisonnement spontané de ChatGPT, et que ces demandes n’étaient pas explicitées dans le prompt.

décomposition du fonctionnement d'un vélo_outil interactif dans chatgpt_intelligent UI

Selon OpenAI, Intelligent UI s’appuie sur une bibliothèque de composants et un compilateur qui permet d’afficher l’interface progressivement pendant sa génération. L’entreprise indique aussi avoir entraîné le modèle à choisir la mise en page et le niveau d’interactivité utiles à la question.

Comment essayer Intelligent UI de ChatGPT ?

Pour essayer la fonctionnalité :

1. Utilisez l’onglet « Chat » (cette nouveauté n’est pas disponible dans l’onglet Work).

image

2. Puis veillez à bien activer le modèle de raisonnement GPT-6.

image 1

Pour préparer vos propres essais, consultez comment structurer un prompt contenant plusieurs consignes, des données et un format attendu.

Quelques idées pour le travail éditorial

Appliqués aux sujets qui intéressent les professionnels du contenu, ces formats peuvent prendre autant de formes qu’il existe de besoins éditoriaux.

Voici quelques exemples d’outils interactifs qui pourraient vous être utiles :

  • une simulation de charge de production éditoriale,
  • une aide au choix d’un format de contenu,
  • ou encore une fiche de relecture.

Nous avons demandé de générer ces trois réponses à ChatGPT. Les données, les correspondances et les faits de référence étaient fournis dans les prompts.

Intelligent UI_chatgpt_Simuler une charge de production
Simuler une charge de production à partir du nombre d’articles et des durées de rédaction, de vérification et de validation.

fiche de relecture_Intelligent UI_GPT6
Consulter l’analyse d’un énoncé à partir d’un corpus de référence. La fiche affichée distingue le verdict, sa justification et la correction éventuelle.

aide au choix de format éditorial_Intelligent UI_GPT6
Avec Intelligent UI, la génération de la réponse se fait de manière progressive dans le chat, puis les éléments sont directement cliquables.

Un déploiement progressif

OpenAI a annoncé le lancement d’Intelligent UI dès le 7 octobre 2026 pour les comptes ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise, puis une extension à Free et Go à partir du 8 octobre. Dans les espaces Enterprise, l’accès dépend aussi des paramètres d’administration.

La documentation précise enfin que l’option de raisonnement Pro ne prend pas en charge Intelligent UI.