Pourquoi le fact-checking avec l’IA est toujours aussi compliqué ?

Pourquoi le fact-checking avec l’IA est toujours aussi compliqué ?

Que l’on exerce dans les médias ou que l’on soit simple lecteur, on partage le même constat : le web de 2025 déborde de contenus et d’actualités, et la vérité cherche à se frayer un chemin entre « mésinformation », désinformation et « infox ». Face à cela, le fact-checking est devenu une méthode indispensable pour faire un tri éclairé dans la masse.

Couplée à l’intelligence artificielle, cette discipline promet de gagner en efficacité et de soutenir le rythme effréné du flux de publications qui alimentent la confusion. Mais nous sommes encore loin du compte. Le potentiel est bien là, mais de gros problèmes persistent pour la rendre fiable à 100%.

Alors, pourquoi le fact-checking avec l’IA est toujours aussi compliqué en 2025 ? Explications dans cet article.

La complexité du travail de fact-checking

Un processus qui n’est pas systématisé

En 2023, 62 % des Français déclaraient se rendre sur internet au moins une fois par jour pour consulter de l’information. Et deux tiers d’entre eux le faisant sur les réseaux sociaux.

Sur ces plateformes sociales, tout le monde dispose d’un potentiel médiatique : le volume d’informations explose et les sources se multiplient. Chacun cherche sa vérité, et la rigueur face aux faits s’affaisse.

Dans ce contexte, le fact-checking, ou vérification des faits, est devenu un pilier essentiel du journalisme et de la communication.

La capacité à distinguer le vrai du faux de l’information qui circule en ligne est devenue un besoin vital. Cela permet de remonter à l’intangibilité des faits, et de mettre de côté le brouhaha des avis tranchés et du débat d’idée permanents. En témoignent les lancements successifs de cellules de fact-checking au sein de services de rédaction célèbres (Les Décodeurs du Monde, Checknews de Libération, Vrai ou Faux de France Info…).

Toutefois, le fact-checking n’est pas un processus rigide et systématique, mais une discipline complexe qui repose sur la rigueur, la méthode et le discernement du journaliste.

Fact-checker une information ne consiste pas à faire une recherche sur Google et à cliquer sur les deux premiers résultats pour contrôler qu’ils détiennent, eux aussi, cette même information. 

L’exigence de l’exactitude

Ainsi, un processus type de fact-checking peut inclure de nombreuses étapes pour atteindre l’exactitude. Il peut par exemple se résumer ainsi :

Processus de fact-checking

  1. Identification de l’information à vérifier : le processus commence par l’identification d’une information, d’une affirmation, d’une statistique ou d’un contenu qui suscite un doute ou une interrogation. Cela peut provenir d’un article de presse, d’un discours politique, d’une publication sur les réseaux sociaux, etc. Parfois, le doute naît d’une affirmation sensationnaliste ou qui semble aller à l’encontre de faits établis.
  2. Pré-évaluation de l’information : avant de se lancer dans une recherche approfondie, le journaliste s’appuie sur ses connaissances préexistantes et son expertise pour effectuer une première analyse. Une affirmation qui semble conforme à ce qui est déjà connu peut être acceptée avec un minimum de vérification, tandis qu’une information inhabituelle ou mal sourcée appelle une analyse plus poussée.
  3. Formulation de la question/Recherche contextuelle : le doute initial se traduit en une question précise qui guidera la recherche. Par exemple : « Cette photo est-elle authentique ? », « Cette statistique est-elle exacte ? », « Ce témoignage est-il crédible ? ». Avant de formuler cette question explicite, il faut collecter des éléments contextuels. Il s’agit de comprendre les implications de l’information, ses origines potentielles et sa pertinence. Dans le cas d’un contenu vidéo, plusieurs de ces contrôles doivent être combinés : retrouvez ici notre méthode pour vérifier la fiabilité d’une vidéo.
  4. Recherche et investigation : le « fact-checker » explore différentes sources d’information pour répondre à la question posée. Il peut s’agir de consulter des bases de données, des archives, des rapports officiels, des articles académiques, des sites web spécialisés, etc. Très souvent, il devra aussi contacter des experts, des témoins ou des personnes concernées par l’information.
  5. Evaluation des sources : toutes les sources ne se valent pas. Le journaliste en charge de la vérification doit évaluer la crédibilité, la fiabilité et la pertinence de chaque source en tenant compte de facteurs tels que l’auteur, la date de publication, la nature du site web, la présence de biais, etc.
  6. Vérification et recoupement : le journaliste compare les différentes sources, analyse les données, recherche des contradictions ou des incohérences.
  7. Conclusion et publication : enfin, il présente les résultats de sa vérification de manière claire et transparente. Il explique la méthodologie utilisée, cite les sources consultées et précise le degré de certitude de ses conclusions. Il identifie également les points à préciser ou les ambiguïtés à signaler.

Pour illustrer ce processus, prenons un exemple.

L’exemple d’un politicien qui affirmerait que « les exportations nationales ont augmenté de 30 % cette année » lors d’une interview en direct.

Le journaliste commencerait par une pré-évaluation (cette statistique est-elle plausible dans le contexte économique actuel ?) basée sur son expertise. Il chercherait ensuite des rapports d’organismes officiels (ministère de l’Économie, INSEE…), consulterait des experts en économie, puis synthétiserait les données pour vérifier si cette augmentation concerne toutes les exportations ou uniquement certains secteurs. Il préciserait également la période de référence pour cette augmentation et la comparerait avec les années précédentes.

Les possibilités de l’IA et leurs performances

Innovation de poids qui touche tous les secteurs d’activité, l’intelligence artificielle n’exempt pas les journalistes de ses superpouvoirs, et elle se positionne comme un outil puissant pour compléter le travail des fact-checkers.

Sur le sujet de la connaissance, les capacités de l’IA générative peuvent être regroupées en trois piliers :

  1. Connaissances intrinsèques : les modèles d’IA comme ChatGPT s’appuient sur une base de connaissances préexistante issue des données sur lesquelles ils ont été entraînés. Cette approche est efficace pour vérifier des faits bien établis ou intemporels, comme des événements historiques ou des données scientifiques éprouvées. Cependant, elle est limitée par le cadre temporel de l’entraînement : l’IA ne peut pas accéder à des informations postérieures à cette période.
  2. Recherche en ligne : certains modèles avancés, comme Perplexity, Gemini ou ChatGPT avec navigation Web, permettent de rechercher des informations en temps réel. Cette approche est particulièrement utile pour les sujets d’actualité ou les faits controversés. Toutefois, elle est vulnérable aux biais des sources en ligne et aux informations non vérifiées. Aussi et surtout, il existe une grande disparité sur la fiabilité des résultats « récupérés » par l’IA. Par exemple, ChatGPT Search, la fonctionnalité de recherche en ligne de ChatGPT (activée lorsqu’on clique sur l’icône en forme de mappemonde), se trompe dans plus de 75% des cas !
  3. Corpus de connaissances spécifiques : une troisième possibilité consiste à entraîner un modèle sur un corpus précis (rapports gouvernementaux, publications scientifiques, bases de données journalistiques…). Cette base de connaissance devient le champ de recherche et d’action de l’IA pour contrôler l’information et apporter une réponse à l’utilisateur. Plutôt que de travailler sur les données astronomiques qui constituent les connaissances « par défaut » d’un modèle de langage comme ChatGPT, cette technique favorise sa spécialisation dans un corpus défini, et améliore la fiabilité de ses réponses. C’est le principe du « RAG » (« Génération Augmentée de Récupération » en français dans le texte). Autre avantage, la base peut être actualisée par le journaliste au besoin, afin que l’IA travaille toujours sur de la donnée « fraîche ».

Exemple d’utilisation combinée pour le fact-checking avec l’IA

Pour vérifier une affirmation sur la réduction des émissions de CO2 d’une entreprise ou d’un pays donné, une IA pourrait :

  • Utiliser ses connaissances intrinsèques pour fournir un cadre contextuel.
  • Effectuer une recherche en ligne pour trouver des données actualisées.
  • Croiser les résultats avec un corpus scientifique spécifique pour valider les informations.

🔑 Cet exemple simple permet de se rendre compte à quel point le travail « besogneux » peut être délégué à l’IA, mais également à quel point un contrôle humain rigoureux reste de mise à toutes les étapes du processus.

Vous cherchez des conseils « opérationnels » pour réussir votre vérification d’information avec ChatGPT ? Découvrez mes 5 techniques préférées pour fact-checker de l’info avec l’IA.

Le problème des hallucinations

Qu’est-ce qu’une hallucination en intelligence artificielle ?

L' »hallucination » d’un modèle d’intelligence artificielle est un terme qui désigne la génération d’une réponse qui, bien que paraissant plausible, est factuellement incorrecte ou entièrement inventée.

Depuis la démocratisation de ChatGPT fin 2022, le sujet de ces hallucinations a rapidement émergé, pour se positionner comme une notion centrale dans la compréhension des modèles actuels d’IA générative. Sans surprise, son volume de recherche a explosé en conséquence sur la toile.

Voici les tendances de recherche autour du concept des hallucinations sur ces 5 dernières années (USA). Source : Google Trends

les hallucinations de l'IA : tendances de recherche de ce concept sur Google Trends

Un comportement de l’IA sujet à débat

Sujet complexe à appréhender si on veut tenter de le comprendre en profondeur, il fait l’objet de nombreuses discussions.

Une étude récente souligne l’absence de consensus sur la définition précise des « hallucinations » en IA, avec 333 définitions jugées pertinentes, sur la base d’une analyse de plus de 3500 documents. (AI Hallucinations : a misnomer worth clarifying)

Une autre étude, de septembre 2024, met l’emphase sur l’inévitabilité des hallucinations, car elles seraient inhérentes à la structure mathématique et logique des grands modèles de langage. Leur élimination intégrale serait pour l’instant impossible. (LLMs will always hallucinate, and we need to live with this).

Pourquoi les LLM ne peuvent pas s’empêcher d’halluciner ?

En premier lieu parce que les LLM (Large Language Models) sont des modèles basés sur :

  • L’apprentissage de grande ampleur : ils sont entraînés sur d’énormes quantités de données textuelles. C’est cet entraînement qui leur permet d’apprendre des relations complexes entre les mots, les phrases et les concepts.
  • L’inférence de grande ampleur : pour chaque demande de l’utilisateur, le modèle analyse la requête, explore un ensemble de réponses possibles et évalue la probabilité de chacune d’entre elles, pour finalement générer la réponse la plus probable, cohérente et informative.

Finalement, c’est leur capacité exceptionnelle à générer du texte en langage naturel qui nous induit nous, humains, en erreur.

Contrairement à une intelligence humaine, un LLM ne dispose pas de fonctions cognitives. Dit autrement, il ne comprend pas l’information qu’il traite, ni ne réfléchit à la cohérence de la réponse qu’il fournit.

Cependant, la conception technologique avancée de ces plateformes en fait des outils linguistiques très puissants, qui fournissent des résultats en langage naturel très convaincants, et font passer la qualité de leurs réponses pour de véritables capacités intellectuelles.

Prenons un exemple : lorsqu’on demande à un modèle d’IA combien de « R » il y a dans le mot Strawberry, celui-ci peut répondre qu’il y en a « deux » (au lieu de trois), tout en fournissant une justification convaincante, quoiqu’entièrement erronée.

Exemple d'une hallucination manifeste de ChatGPT : épeler le mot "strawberry"


Cet exemple, bête et méchant, a fait le tour des réseaux sociaux il y a quelques mois. Il souligne bien la « confiance » de ChatGPT dans la manière de présenter et défendre sa réponse, alors qu’il se fourvoie sur un problème extrêmement simple.

En conclusion : difficile de sous-traiter le fact-checking à une IA généraliste

On l’a vu plus haut dans l’article :

  • Lorsqu’elle se connecte au web, l’IA a une forte tendance à remonter des résultats partiellement corrects ou entièrement incorrects.
  • Lorsqu’elle est sollicitée sur son intelligence « intrinsèque », elle tend à générer des hallucinations difficiles à détecter, car elle soutient ses propos avec assurance et style, ce qui complexifie l’analyse humaine.

Si un journaliste décide de confier tout ou partie de sa vérification d’information à l’IA, il se voit dans l’obligation de vérifier le travail fourni. Et bien souvent, il passe plus de temps à vérifier les informations générées par l’IA qu’il n’en aurait mis à effectuer lui-même le fact-checking.

Et vous, quelle est votre expérience pour vérifier des faits à l’aide de l’IA ? Echec ou succès ? Partagez votre avis en commentaires !

Les Tâches ChatGPT : le début d’une révolution (+ 6 conseils d’utilisation)

Les Tâches ChatGPT : le début d’une révolution (+ 6 conseils d’utilisation)

Planifier ses tâches, automatiser des actions récurrentes, ou simplement mieux gérer son temps : ce sont des défis que rencontrent chaque jour les créateurs de contenu. Avec l’arrivée des Tâches ChatGPT, OpenAI introduit une innovation clé dans son écosystème : une première étape vers des agents IA capables d’exécuter des actions autonomes, même en votre absence.

🌟 Dans cet article, découvrez :

  • ce que sont précisément les Tâches ChatGPT et comment elles fonctionnent,
  • 6 exemples concrets pour optimiser leur usage dans vos activités de création de contenu,
  • une réflexion sur l’impact futur de cette technologie dans la productivité assistée par l’IA.

Les « Tasks » dans ChatGPT : qu’est-ce que c’est ?

Définition

Lancées le 14 janvier dernier, les « Scheduled Tasks », ou « tâches planifiées » en français, sont une nouvelle fonctionnalité de l’écosystème ChatGPT. Réservée aux membres payants (Plus, Pro et Team), elle permet de programmer des tâches automatisées qui s’exécuteront ensuite sans intervention de l’utilisateur.

En d’autres termes : avec les « Tâches » de ChatGPT, vous n’avez plus besoin d’être connecté pour que vos tâches s’effectuent.

Actuellement en version bêta, elles sont disponibles sur de nombreuses plateformes (interface Web, applis iOS, Android…) et visent à simplifier la gestion de vos routines quotidiennes.

À quoi servent les Tâches ChatGPT ?

Si on centre la réflexion sur les problématiques des créateurs de contenu, les tâches ChatGPT peuvent répondre à trois besoins essentiels :

  • Automatiser les actions récurrentes : plus besoin de répéter les mêmes actions chaque jour ! Programmez des résumés quotidiens, des rappels pour vos échéances importantes, et bien plus encore.
  • Simplifier la gestion des priorités : gardez le fil de vos tâches en cours et à venir grâce à des notifications personnalisées. Même en période de forte activité, vous conservez une vision claire de vos priorités.
  • Optimiser la productivité : libérez-vous des tâches répétitives et chronophages en les confiant à ChatGPT. Concentrez-vous sur des activités à plus forte valeur ajoutée, qu’elles soient créatives ou stratégiques.

Comment utiliser ChatGPT Tâches ?

Comme pour les autres fonctionnalités proposées par ChatGPT (les « Projets », ou ChatGPT Canevas par exemple), l’utilisation de « ChatGPT Tâches » se veut simple et intuitive.

Voici les étapes principales pour en profiter pleinement :

Accéder à la fonctionnalité

Cliquez sur votre avatar en haut à droite de la fenêtre de chat. Cliquez ensuite sur l’onglet « Tâches ».

emplacement des Taches ChatGPT dans l'interface web

Créer une tâche

3 suggestions s’affichent alors, pour vous aider à démarrer et créer votre première tâche. À noter que ces suggestions s’affichent de manière aléatoire : elles pourront être différentes à chaque fois que vous passez par ce chemin pour lancer une tâche.

On peut imaginer qu’à l’avenir, OpenAI profitera de cet espace pour vous proposer des idées de tâche personnalisées à votre profil d’utilisateur (et à l’historique de vos conversations).

Commencer à créer une nouvelle tache dans chatgpt

Deux approches s’offrent à vous alors :

  • Soit cliquer sur un modèle prédéfini (exemple : donne-moi un conseil sur l’utilisation de ChatGPT chaque mardi)
  • soit rédiger vos propres instructions.

Exemple d'une task dans chagpt

Gérer vos tâches existantes

Une fois votre tâche créée, une interface dédiée vous permet de consulter, modifier ou supprimer vos tâches en cours. Cette interface est accessible via le même chemin que précédemment, depuis le clic sur votre Avatar> »Tâches ».

panneau où toutes les taches sont listées

Le clic sur la tâche de votre choix fait apparaître une fenêtre d’édition dans laquelle vous pouvez ajuster le nom, les instructions de son fonctionnement et la planification. Vous pouvez également choisir de la mettre en pause ou de la supprimer.

ChatGPT tâches : panneau de configuration

⚠️ Important ⚠️

  1. L’ajout de pièce jointe n’est pas encore disponible dans cette nouvelle fonctionnalité, il ne vous est donc pas possible de faire travailler ChatGPT Tâches avec un de vos fichiers. Impossible, par exemple, de fournir le Google Sheet de votre calendrier éditorial et de fixer un rappel quotidien de tous les articles du jour à valider.
  2. La fonctionnalité est déployée en version bêta. A l’usage, on remarque quelques instabilités, comme l’incertitude de recevoir l’alerte à l’heure que l’on a configurée, et l’usage intempestif de l’anglais dans les réponses (comme vous le verrez dans les 6 exemples d’utilisation pour la création de contenu ci-dessous)

Configurer les notifications

Par défaut, ChatGPT vous envoie un email dès qu’une tâche est accomplie. Si vous en avez configuré plusieurs, vous pouvez rapidement voir votre boîte mail saturer en conséquence.

Push email envoyé par OpenAI une fois la tâche complétée

Je vous conseille donc de désactiver les alertes email concernant les tâches créées. Cela se passe dans le panneau de configuration de ChatGPT, onglet « Paramètres » sous votre avatar. A noter que vous pouvez également choisir de recevoir ou non des push notifications dans votre navigateur.

Panneau de configuration des alertes pour les tâches ChatGPT

Pour conclure la présentation, voici en vidéo comment la configuration et l’éxécution automatique d’une tâche se produit dans ChatGPT.

ChatGPT Tâches : quel avantage pour les créateurs de contenu (rédacteurs, journalistes, community manager…) ?

La rédaction de tout type de publication sur le web est extrêmement chronophage, et il est difficile de produire du contenu de qualité professionnelle sans à un moment devoir optimiser ses actions.

Le poids de l’expérience nous permet de juger si un titre est bon, si une intro est accrocheuse ou si un chapitre nécessite d’être simplifié. Mais le diable réside dans les détails, et certaines tâches à faible valeur ajoutée peuvent nous faire perdre beaucoup de temps dans ce processus créatif.

C’est à cet endroit que l’IA est la plus pertinente selon moi.

Et « ChatGPT Tâches » vient compléter la galerie de fonctionnalités ChatGPT dans ce sens. Maintenant, nous avons à disposition une boîte à outils centralisée en une seule interface, et dopée à l’IA.

💡Concrètement :

  • ChatGPT classique (4o) nous permet d’itérer avec l’IA pour nous aider à aller plus vite dans la concrétisation d’une idée
  • Si activée, il dispose d’une capacité de mémoire qui guide ses réponses selon nos besoins récurrents
  • ChatGPT o1 propose une capacité de réflexion avancée pour nous aider à détricoter des problèmes complexes
  • Les Custom GPT’s nous permettent de créer des mini-RAG, pour gagner en performance sur des tâches spécifiques, grâce à des instructions personnalisées et de l’analyse de documents
  • ChatGPT Canevas nous offre un éditeur de texte dynamique, pour travailler des contenus de manière fluide, sans se perdre dans une discussion interminable

En complément de cela, les Tâches ChatGPT permettent désormais de déléguer à l’IA des actions récurrentes ou planifiées.

C’est un nouveau niveau d’automatisation (à l’usage du grand public) qui est franchi. Maintenant, vous n’avez plus besoin de revenir chaque jour pour obtenir un résumé des tendances ou un rappel d’échéance : l’IA s’en charge automatiquement, à l’heure définie.

Le premier pas vers une IA agentique accessible à tous

Avec « ChatGPT Tâches », OpenAI amorce une transition majeure vers une IA proactive. Jusqu’ici, ChatGPT fonctionnait principalement comme un outil réactif. Vous posiez une question, il répondait. Vous demandiez un conseil, il proposait.

Les Tâches ChatGPT changent la donne. Désormais, l’IA peut planifier et exécuter des actions de manière autonome, même en votre absence. C’est un premier pas vers une IA proactive, capable de simplifier votre quotidien et d’anticiper vos besoins.

Pour comprendre l’importance de cette évolution, il faut la replacer dans la vision d’OpenAI concernant l’intelligence artificielle générale (AGI). Selon cette stratégie, le développement de l’IA passe par cinq niveaux :

  1. Modèles supervisés : IA limitée aux instructions directes.
  2. Systèmes semi-autonomes : outils comme ChatGPT actuels, dépendants de prompts spécifiques.
  3. Agents : IA capable de prendre des actions indépendantes basées sur des objectifs.
  4. Écosystèmes collaboratifs : agents interconnectés pour gérer des tâches complexes.
  5. Superintelligence : IA surpassant les capacités humaines, opérant à l’échelle organisationnelle.

Avec « Tâches », OpenAI introduit le niveau 3, et jette les bases d’une IA agentique démocratisée.

We believe this is the best way to carefully steward AGI into existence — a gradual transition to a world with AGI is better than a sudden one. OpenAI – Planning for AGI and Beyond

Si cette évolution semble subtile, elle prépare des avancées majeures. Les futurs agents pourraient gérer des projets complexes, coordonner des actions sur plusieurs outils, apprendre de leurs expériences et s’adapter à des imprévus. OpenAI mise sur ces bases pour transformer ChatGPT en un assistant omniprésent et indispensable. « Tâches » en est l’embryon, mais son potentiel est immense.

6 idées ingénieuses de tâches ChatGPT pour la création de contenu

1. Résumé quotidien des tendances sectorielles

  • Description : obtenir chaque jour un résumé des actualités importantes dans un domaine spécifique (IA, SEO, marketing, etc.).
  • Valeur ajoutée : facilite une veille constante sans effort manuel, en fournissant des idées exploitables pour vos contenus.
  • Prompt clé en main : « Chaque matin à 8h, envoie-moi un résumé des 3 principales actualités dans [secteur]. Inclue une idée de contenu à produire basée sur ces actualités. »

Exemple de prompt pour créer une tâche_1

  • Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_1

2. Génération quotidienne de titres optimisés pour le SEO sur des sujets d’actualité

  • Description : recevoir chaque jour une liste de titres SEO sur des sujets d’actualité liés à votre domaine.
  • Valeur ajoutée : permet de gagner du temps sur la recherche d’idées et initier la rédaction avec un avantage SEO.
  • Prompt : « Chaque matin à 8h, génère 5 titres optimisés pour le SEO sur les sujets tendances en [secteur]. Inclue des mots-clés pertinents et attire l’attention des lecteurs. »

Exemple de prompt pour créer une tâche de création de contenu_2

Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_2

3. Proposition hebdomadaire d’un plan détaillé pour un article sur un thème donné

  • Description : recevoir chaque semaine un plan structuré pour un article clé.
  • Valeur ajoutée : simplifie le processus de rédaction et garantit une organisation logique.
  • Prompt : « Chaque lundi à 9h, propose un plan détaillé pour un article sur le thème : [sujet à préciser]. Inclue une introduction, 3 à 5 sections principales avec sous-titres, et une conclusion. »

Exemple de prompt pour créer une tâche de création de contenu_3

Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_3

4. Génération hebdomadaire de 5 idées de publications adaptées à un réseau social

  • Description : obtenez des idées adaptées aux formats et audiences de LinkedIn, Instagram, X….
  • Valeur ajoutée : maintient une présence engageante sur les réseaux sociaux.
  • Prompt : « Chaque lundi à 9h, propose 5 idées de publications pour [nom de la plateforme]. Adapte les formats, le ton et inclue 2 hashtags tendance liés à [secteur]. »

Exemple de prompt pour créer une tâche de création de contenu_4

Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_4

5. Suggestions de sujets thématiques en fonction de la saisonnalité et des tendances actuelles

  • Description : recevoir des idées de sujets qui exploitent la saisonnalité et les intérêts actuels.
  • Valeur ajoutée : aligne vos contenus sur ce qui attire l’attention au bon moment.
  • Prompt : « Chaque début de mois, propose 3 idées de sujets thématiques en lien avec la saison ou les tendances actuelles pour [secteur]. Donne une suggestion pour chaque format (article, vidéo, newsletter). »

Exemple de prompt pour créer une tâche de création de contenu_5

Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_5

6. Boîte à outils hebdomadaire pour les rédacteurs

  • Description : recevoir des suggestions d’outils ou ressources pour améliorer vos contenus.
  • Valeur ajoutée : optimise votre workflow et stimule votre créativité avec des outils adaptés.
  • Prompt : « Chaque vendredi à 15h, propose 3 outils ou ressources pour [objectif : améliorer mes contenus, optimiser le SEO, ou autre]. Explique brièvement l’utilité de chaque outil. »

Exemple de prompt pour créer une tâche de création de contenu_6

Exemple de résultat :

Illustration d'une tâche exécutée_6

Gemini 2.0 : l’agentivité de l’IA au service des professionnels du contenu

Gemini 2.0 : l’agentivité de l’IA au service des professionnels du contenu

Gemini 2.0, la dernière avancée de Google DeepMind, redéfinit les standards de l’intelligence artificielle multimodale. Conçu pour les développeurs, ce modèle intègre nativement des capacités de recherche web, de génération d’images, d’exécution de code et d’interaction avec des outils tiers.

Grâce à son agentivité, sa capacité à traiter des contextes complexes et sa vitesse, il ouvre la voie à une nouvelle génération d’agents intelligents. Découvrez comment il révolutionne l’intégration et l’automatisation et servira peut-être prochainement la production de contenus avec l’IA plus ambitieux.

Passionné par le monde de l’IA générative ? Découvrez les dernières actualités de ChatGPT, Gemini et autres LLM qui bouleversent notre quotidien.

Retrouvez également notre dernière analyse de la stratégie de Google pour son IA Gemini en 2025. Autant dire que le retard sur ChatGPT ne va pas durer !

Un modèle conçu pour les développeurs et intégrateurs

Depuis le lancement de Gemini 1.0, Google DeepMind a poursuivi l’objectif d’une IA multimodale capable de traiter des contextes vastes. Avec Gemini 2.0, le progrès est saisissant. Ce modèle gère jusqu’à 1 million de tokens en entrée, répond deux fois plus rapidement que Gemini 1.5 Pro et prend simultanément en charge du texte, des images, des fichiers audio et vidéo.

Plus qu’un simple générateur, Gemini 2.0 exécute des actions avancées :

  • Appel d’outils comme Google Search ou fonctions tierces,
  • Création d’images avec watermarking via SynthID,
  • Production de synthèses audio multilingues,
  • Intégration et génération de vidéos.

Accessible via la Gemini API, Google AI Studio, Vertex AI ou la Multimodal Live API, ce modèle permet de prototyper, tester et intégrer des applications IA dans des pipelines existants. Les développeurs peuvent également migrer facilement entre plateformes telles que Colab ou Vertex AI Workbench. Cette flexibilité repose sur les TPU Trillium, une nouvelle architecture made in Google qui assure une latence réduite, et permet un usage fluide et une scalabilité optimale, même sur des tâches complexes.

En savoir plus sur Gemini 2.0 à travers cet article ou la vidéo ci-dessous

Une agentivité native pour créer des expériences sophistiquées

L’atout majeur de Gemini 2.0 réside dans son agentivité. Contrairement aux modèles génératifs classiques, il planifie et exécute des actions tout en s’adaptant aux besoins. Cette fonctionnalité permet de créer des applications intelligentes capables de :

  1. Interroger le web pour collecter des données à jour.
  2. Structurer et analyser ces informations.
  3. Générer un rendu multimédia cohérent.
  4. Activer des outils tiers pour finaliser les tâches.

Gemini 2.0, un pas de plus vers un assistant IA universel

Cette agentivité simplifie la création d’expériences complexes, qu’il s’agisse de chatbots contextuels avancés, d’assistants interactifs ou d’agrégateurs de données multimodales. Les développeurs bénéficient ainsi d’un outil puissant pour orchestrer des flux d’actions sophistiqués.

De la recherche au prototype : un écosystème ouvert

Gemini 2.0 ne se limite pas à une simple mise à jour technologique. Google DeepMind a déjà lancé des prototypes qui explorent les capacités du modèle :

  • Project Astra : un assistant universel combinant Lens, Maps et des capacités conversationnelles prolongées.
  • Project Mariner : une IA capable de naviguer de manière autonome dans un navigateur, idéale pour tester des interfaces ou extraire des données.
  • Jules : un assistant pour GitHub qui comprend les problèmes, élabore des plans de correction, écrit du code et propose des « pull requests ».

Ces exemples illustrent une approche « plateforme », où Gemini 2.0 sert de base pour concevoir les futurs agents IA. Les cas d’utilisation vont de l’automatisation en entreprise à l’enrichissement des outils de recherche et développement.

Des applications sur mesure pour les utilisateurs finaux

Même s’il cible d’abord les développeurs, Gemini 2.0 influencera indirectement de nombreux secteurs. Les équipes techniques pourront créer des outils sur mesure pour des professionnels comme les :

  • Marketeurs : en créant des services intégrant recherche dynamique et contenus multimédias personnalisés.
  • Analystes métiers : à l’aide d’agents traitant des volumes massifs de documents, avec extraction et structuration d’insights.
  • Développeurs : à travers des assistants intégrés aux environnements de développement, pour accélérer la résolution de bugs.

L’infrastructure sur laquelle repose Gemini 2.0 facilite la création d’applications finales destinées aux créateurs de contenu ou aux analystes. Une fois personnalisés, ces outils transformeront la production éditoriale, l’analyse de données ou la vente, grâce à des expériences plus fluides et intuitives.

Sécurité et qualité : des garanties essentielles

Dans sa communication, Google DeepMind met bien sûr l’accent sur la sécurité et la fiabilité. Des processus rigoureux, comme le red teaming, l’utilisation de SynthID pour marquer les images générées et la collaboration avec des « trusted testers », assurent de réduire les risques de désinformation.

Sur le plan technique, les TPU Trillium offrent une stabilité et des performances accrues, ce qui garantit des conditions idéales pour l’entraînement et l’inférence de grande ampleur. Malgré ces avancées, la vérification humaine restera indispensable pour garantir la conformité légale et éthique des applications.

Conclusion

Gemini 2.0 n’est pas simplement une amélioration incrémentale. Ce modèle se distingue par sa multimodalité avancée, son agentivité et son intégration simplifiée dans un écosystème complet. Il répond aux besoins des développeurs et chefs de produit techniques en offrant une plateforme multifonctionnelle et modulable.

Bien que son impact sera d’abord visible dans des projets techniques, ses possibilités transformeront à terme la production éditoriale, marketing et analytique. L’avenir nous le dira, mais Gemini 2.0 inaugure peut-être bien une nouvelle ère pour les contenus numériques : plus rapides, plus cohérents, et d’une richesse créative sans précédent.

Plus de 75% d’erreurs : ChatGPT Search inquiète par son manque de fiabilité

Plus de 75% d’erreurs : ChatGPT Search inquiète par son manque de fiabilité

Présentée il y a quelques semaines comme une alternative révolutionnaire aux moteurs de recherche Google et Bing, la recherche en ligne avec ChatGPT s’annonçait prometteuse. Pourtant, une étude récente pointe un constat troublant : ChatGPT Search produit des réponses inventées et des sources mal attribuées dans la majeure partie des cas. Et n’importe quelle recherche empirique avec l’IA d’OpenAI peut effectivement conduire à ces grossières erreurs.

Alors, pourquoi un tel manque de fiabilité ? Quels exemples frappants mettent en lumière ces failles ? Existe-t-il une IA plus performante pour la rechercher sur le web ? Toutes les réponses dans ce focus !

ChatGPT Search : une IA prometteuse, mais imparfaite

Conçu pour rivaliser avec des géants comme Google et Bing, ChatGPT Search se distingue a priori par plusieurs atouts :

  • Il offre une réponse exhaustive en compilant les informations de plusieurs sources.
  • Il cite les sources utilisées pour produire tout ou partie du contenu.
  • Il propose une interface conversationnelle : l’utilisateur peut affiner sa recherche dans le chat.
  • Il met l’accent sur l’expérience utilisateur : l’interface épurée et visuelle.

Autant d’arguments qui promettent une approche novatrice de la recherche d’informations et dépoussièrent un secteur où le monopole gargantuesque de Google a tendance à freiner l’innovation.

Voici un exemple de l’interface de réponse après une recherche en ligne avec ChatGPT Search (ici, sur le classement du Vendée Globe, nous en reparlerons un peu plus bas) :

Recherche en ligne avec ChatGPT : un exemple de l'interface

A travers ce nouvel outil, OpenAI faisait la promesse de réponses fiables et bien sourcées à son lancement. Sur le papier, nous avions donc une super solution pour prémâcher la phase chronophage de recherche d’informations et de fact-checking.

Sur le papier seulement, car la réalité semble plus nuancée.

Lisez bien les informations qui suivent.

⚠️ Une étude du Tow Center, une association de la Columbia University qui travaille sur la technologie au service du journalisme, révèle que l’outil se trompe dans 76,5 % des cas !! ⚠️

Après avoir reçu 200 citations en provenance de 20 éditeurs différents à analyser et sourcer en ligne, le moteur de recherche ChatGPT a fourni des réponses incorrectes ou partiellement correctes pour 153 des 200 citations analysées.

Plus troublant encore, sur ces 200 citations analysées, ChatGPT n’a admis son incapacité à répondre qu’à 7 reprises. Dans tous les autres cas, il préfère donner une réponse, même inexacte, plutôt que d’indiquer qu’il ne sait pas. Ce comportement, associé à l’absence de signaux clairs sur les incertitudes, renforce l’illusion de fiabilité.

Ratio réponses assertives vs. réponses où ChatGPT Search avoue ne pas savoir

Les dangereuses hallucinations de la recherche en ligne avec ChatGPT

L’étude du Tow Center a révélé des cas troublants où ChatGPT Search a inventé des réponses ou mal attribué des citations. Parmi les exemples marquants :

  • Une attribution incorrecte au Time Magazine : une citation issue d’une lettre au rédacteur du Orlando Sentinel a été attribuée à tort à un article du Time Magazine, illustrant une gestion approximative des sources.

recherche en ligne avec ChatGPT : exemple d'attribution incorrecte

  • Un contenu bloqué attribué à un site plagiaire : lorsqu’une citation du New York Times a été testée, ChatGPT a mentionné DMS Retail, un site ayant copié illégalement l’article original, sans indiquer qu’il n’avait pas accès à la source réelle.

moteur de recherche de ChatGPT : remonte un site plagiaire

  • Une inconsistance dans les réponses : pour une citation soumise plusieurs fois, ChatGPT a d’abord attribué le passage au New York Times, puis correctement au Washington Post. Cette variabilité, causée par le réglage « température », remet en question la fiabilité de l’outil.

recherche en ligne avec ChatGPT : inconsistance dans les réponses

Ces exemples mettent en lumière une faille importante : la recherche en ligne avec ChatGPT ne distingue pas toujours ce qui est vrai de ce qui est déduit par l’IA, créant une dangereuse illusion d’exactitude.

Les implications pour les utilisateurs et les éditeurs

Les limites du moteur de recherche ChatGPT entraînent des conséquences importantes pour les utilisateurs et les éditeurs.

Pour les utilisateurs, le problème principal réside dans la difficulté à vérifier la véracité des informations. Face à des citations inventées ou mal attribuées, même des professionnels comme les chercheurs ou les journalistes risquent de prendre pour argent comptant des résultats erronés.

Pour les éditeurs, l’impact est double : leur visibilité est compromise par des attributions incorrectes, et leurs contenus protégés sont parfois indirectement exposés via des tiers non autorisés. Ce phénomène favorise le plagiat et réduit leur contrôle sur leur production.

Mat Honan, rédacteur en chef du MIT Tech Review, alerte sur l’enjeu, en soulignant que la majorité des utilisateurs ne sait pas que les chatbots peuvent halluciner. Il ajout ensuite : « Je ne pense pas que les petits avertissements que l’on voit dans ces chatbots — ou lors de recherches sur d’autres plateformes — soient suffisants ». Un manque de transparence qui, s’il persiste, risquera de fragiliser la confiance envers ces outils et les relations entre l’IA et les créateurs de contenu.

Clairement, cette étude interpelle : comment une IA générative ultra puissante, capable de rédiger de meilleurs poèmes que ceux de Shakespeare lui-même, montre des lacunes aussi importantes ? Comment OpenAI peut-il mettre un produit aussi peu fini sur le marché ? Peut-être que les possibilités techniques actuelles ne permettent pas de faire mieux que ce que fait ChatGPT Search. Dans ce cas, tous les prédicateurs de Linkedin qui annonçaient la mort prochaine de de Google et l’avènement du AIO (en remplacement du bon vieux SEO) peuvent encore attendre (en silence si possible…).

💡On verra toutefois deux chapitres plus bas qu’il existe bien une IA capable de rechercher de l’information de manière plus fiable — sans pour autant mettre de côté la phase de fact-checking humain — pour un prix identique à celui de ChatGPT Plus.

Que peut faire OpenAI pour restaurer la confiance ?

Pour répondre aux critiques soulevées par l’étude du Tow Center, OpenAI devra simplement renforcer la fiabilité de la recherche en ligne avec ChatGPT, notamment en corrigeant ses failles les plus visibles. Voici trois pistes d’amélioration :

  • Reconnaître ses limites, en instaurant par exemple un degré de confiance pour chaque réponse proposée, afin d’éviter que des utilisateurs soient induits en erreur par des réponses inventées.
  • Améliorer la précision des citations : corriger les mécanismes d’attribution pour éviter les erreurs et respecter les préférences des robots.txt.
  • Renforcer la collaboration avec les éditeurs : s’assurer que les contenus sont cités de manière juste et transparente, notamment pour les éditeurs ayant bloqué leurs crawlers.

Exemple empirique d’un “FAIL” du moteur de recherche ChatGPT

Au-delà de l’étude citée dans cet article, je vous partage un exemple qui illustre typiquement les problèmes évoqués.

Pourtant, la requête de départ n’avait rien d’ambitieux dans cet exemple : je cherchais simplement à connaître le classement actualisé du Vendée Globe. Pour ce faire, j’active la petite mappemonde au niveau du champ de texte dans ChatGPT, et je rédige le prompt le plus simple possible :

exemple d eprompt envoyé à ChatGPT Search : "Classement Vendée Globe 2024"

Voici la réponse de ChatGPT Search, qui identifie Nicolas Lunven comme leader du Vendée Globe (la recherche date du 15 novembre dernier) :

Réponse de ChatGPT Search

ChatGPT me cite par ailleurs CNews comme source d’information (j’aurais préféré qu’il source un autre site, mais bon…).

Exemple de source citée par ChatGPT Search

Premier problème : ChatGPT Search annonce récupérer des informations datées du 14 novembre, tandis qu’au début de sa réponse, il affirme fournir le classement au 15 novembre…

Et quand on consulte la source, non seulement le classement affiché sur le site de CNews date bien du 15 novembre, mais il est également différent de celui “récupéré” par ChatGPT. Et le leader à l’instant T n’est en fait pas Nicolas Lunven, mais Sam Goodchild. 🤔

Vérification des infos sur le site de la source

Si on résume, sur une requête d’actualité récente et très recherchée (= où l’information pullule), formulée à partir du prompt le moins “complexe” possible, ChatGPT Search commet des erreurs rédhibitoires. Le rendu final impressionne, mais les failles de raisonnement et de récupération de l’information semblent trop nombreuses.

Perplexity AI encore bien meilleur pour rechercher sur le web

En comparaison, la version “Pro” de Perplexity AI dispose de capacités de raisonnement avancées. À l’image de ChatGPT o1, elle est capable de définir des étapes de raisonnement afin de segmenter les tâches complexes, pour un meilleur résultat.

Exemple : si je demande à Perplexity Pro de me fournir un tableau des participants au Vendée Globe, avec leur âge, le nom de leur équipe et ordonné selon le classement actuel de la course (recherche faite un peu plus tard le même jour, donc classement différent), voilà comment la tâche est décomposée :

Phase de raisonnement de Perplexity Pro

Et voilà le résultat final, avec un total de 29 sources utilisées pour le produire !

Tableau de résultats complets fournis par Perplexity AI suite à une recherche sur le web

Après vérification, les informations transmises sont correctes. Certes, si on veut être professionnel, le travail de fact-checking prend un peu de temps. Mais au-delà de ça, la performance intrinsèque de Perplexity Pro est impressionnante.

Conclusion

ChatGPT Search, qui a fait grand bruit lors de son lancement (tremblez Perplexity, Google Search et compagnie !), dévoile finalement des lacunes importantes : des réponses souvent inventées, des citations incorrectes, et un manque de transparence qui fragilise sa fiabilité.

Soyons clairs : dans le cadre d’une utilisation professionnelle, ces erreurs systématiques, comme l’ont montré les termes de l’étude citée dans cet article, sont rédhibitoires. En l’état, la recherche sur le web avec ChatGPT est inutilisable, et on préférera se tourner vers Perplexity Pro.

Et vous, avez-vous expérimenté des problèmes similaires avec ChatGPT Search ? Exprimez-vous en commentaires.

Quand les poèmes de l’IA surpassent Shakespeare : ce que révèle une étude surprenante

Quand les poèmes de l’IA surpassent Shakespeare : ce que révèle une étude surprenante

L’intelligence artificielle continue de surprendre dans des domaines inattendus. Dernier exemple en date : une étude menée par l’Université de Pittsburgh révèle que les poèmes de l’IA (en l’occurrence, générés par ChatGPT) surpassent ceux des grands auteurs classiques — tous anglophones pour cette étude — dans l’esprit des lecteurs. De Shakespeare à Dickinson, aucun n’échappe à cette étrange préférence.

Alors, comment s’est déroulée cette étude étonnante sur la poésie générée par IA ?  Et que révèle-t-elle sur les capacités de l’intelligence artificielle et notre appréciation de ses productions artistiques ? Tentons d’y répondre dans cet article 😉

Poésie et IA : l’étude en bref

L’Université de Pittsburgh a donc mené une étude ambitieuse pour explorer la perception des poèmes générés par l’IA comparés à ceux écrits par de grands poètes classiques. L’objectif  était simple : déterminer si des lecteurs non-experts (entendez par là, des lecteurs non habitués à lire de la poésie) étaient capables de distinguer ces deux types d’œuvres et les faire juger les différentes productions sur des critères d’appréciation subjectifs.

Publiée dans la célèbre revue « Nature » le 14 novembre dernier, l’étude s’est donc déroulée en deux expériences :

  1. Distinction IA/humain :
    • 1 634 participants ont évalué 10 poèmes chacun, sélectionnés de manière aléatoire dans une base de 100 poèmes. Pour chacun de ces 10 poèmes, 5 étaient rédigés par des poètes classiques comme Shakespeare, Byron ou Dickinson, et 5 générés par ChatGPT 3.5.
    • L’ordre des poèmes était aléatoire, et les participants devaient indiquer si chaque texte était écrit par un humain ou une IA.
  2. Évaluation qualitative :
    • 696 participants ont quant à eux noté un échantillon de 10 poèmes sur 14 critères qualitatifs, tels que le rythme, la beauté, l’émotion et l’originalité.
    • Les participants ont été répartis en trois groupes : certains pensaient que les poèmes étaient humains, d’autres qu’ils étaient générés par IA, et un dernier groupe n’avait aucune information sur leur origine.

Pour garantir une comparaison équitable, les poèmes humains provenaient d’auteurs emblématiques couvrant plusieurs époques, tandis que les poèmes IA étaient générés « dans le style de » ces mêmes auteurs, via ChatGPT-3.5.

Des poèmes « plus humains qu’humains »

Les résultats de l’étude sont sans appel : les lecteurs non-experts peinent à distinguer les poèmes générés par l’IA de ceux écrits par des auteurs humains célèbres. Pire encore (ou mieux, selon le point de vue), les poèmes IA sont souvent jugés « plus humains » que leurs homologues classiques !

Voici ce que les deux expériences ont révélé.

Une discrimination quasi-impossible entre IA et humain

Pour rappel, lors de la première expérience, les participants devaient identifier l’origine de 10 poèmes : cinq générés par ChatGPT-3.5, cinq écrits par des poètes de renom. Le score d’identification correct ? Un maigre 46,6 %, inférieur au « score » du hasard (établi à 50%).

Fait encore plus étonnant : les poèmes IA étaient plus souvent perçus comme humains que les poèmes classiques eux-mêmes ! Par exemple :

  • Les 5 poèmes les moins « humains » étaient tous écrits par de vrais poètes humains.
  • À l’inverse, 4 des 5 poèmes les plus souvent jugés « humains » avaient été générés par ChatGPT.

Pourquoi cette confusion ?

Des éléments comme un rythme fluide ou des émotions directes, retrouvés sans difficultés dans les poèmes de l’IA (promptée pour rédiger « dans le style de », rappelons-le), semblent inconsciemment associés à une origine humaine.

Pourquoi les poèmes de l’IA séduisent autant ?

La deuxième expérience de l’étude apporte des réponses. Ici, 696 participants ont évalué des poèmes sur 14 critères qualitatifs comme le rythme, le caractère inspirant du texte, sa profondeur, son « humeur » ou encore sa qualité globale.

emotions générées par des poèmes de l'IA vs poèmes humains

Légende : Notation pour les 14 mesures d’excellence poétique.

Résultats : les poèmes IA surpassent leurs homologues humains dans 9 de ces 14 critères, notamment  sur les aspects suivants :

  • Rythme : une fluidité exceptionnelle, avec un effet Cohen d = 0,847 (très significatif).
  • Clarté émotionnelle et thématique : les poèmes IA évitent les métaphores complexes, et « préfèrent » des images directes qui touchent facilement.
  • Beauté esthétique : leur simplicité séduit par une harmonie apparente, sans chercher à impressionner par l’érudition.

comparaison des auteurs entre poèmes IA vs. poèmes rédigés par des poètes humains

Légende : Qualité globale des 5 poèmes générés par l’IA vs. humains. La ligne bleue verticale correspond à la note moyenne de tous les poèmes et participants

En revanche, l’originalité reste un point faible pour l’IA. Les lecteurs perçoivent ses œuvres comme trop conventionnelles, tandis que les poèmes classiques continuent d’exceller dans ce domaine.

Accessibilité vs complexité

Le succès des poèmes produits par l’IA sur un public « tout-venant » repose peut-être donc sur l’accessibilité du style et des émotions qu’ils transmettent. Les IA évitent les tournures complexes et les références culturelles obscures. Cela plaît aux lecteurs non-experts, qui lisent rarement de la poésie : dans l’étude, 90 % des participants déclaraient en lire « quelques fois par an ou moins ».

En comparaison, les poèmes classiques, plus sophistiqués, sont parfois perçus comme incohérents. Par exemple, « The Boston Evening Transcript » de T.S. Eliot, une satire référentielle, a souvent été jugé incompréhensible.

Résultat : les lecteurs interprètent leur préférence pour les poèmes IA comme une preuve d’origine humaine. Ce biais d’attente inversé – croire que tout ce qui plaît doit être humain – illustre un des préjugés bien ancré sur l’intelligence artificielle.

Quand l’origine change tout

Dans le prolongement de cette analyse, l’étude a également montré que notre perception de la poésie dépend fortement de ce que nous savons de son origine.

Sans contexte, le texte triomphe

Dans la première expérience, les participants ignoraient l’origine des poèmes, leur jugement reposait donc uniquement sur le texte. Et on l’a vu, les poèmes de l’IA ont été mieux perçus que ceux des poètes classiques. Ce cadre neutre a permis de révéler une préférence sincère pour les qualités formelles et émotionnelles des poèmes générés par ChatGPT, sans biais explicite lié à leur origine.

Mais que se passe-t-il lorsque cette origine est explicitée ?

En connaissance de cause, les biais surgissent

Dans la deuxième expérience, certains participants savaient que les poèmes qu’ils évaluaient étaient générés par l’IA, tandis que d’autres pensaient qu’ils étaient humains. Un troisième groupe, en revanche, n’avait aucune information sur l’origine des textes.

Les résultats de cette deuxième étude contrastent fortement avec ceux de la première.

Pour : 

  • Les poèmes présentés comme humains, ils ont reçu des notes significativement plus élevées sur 12 des 14 critères, quelle que soit leur véritable origine.
  • Les poèmes présentés comme IA : ils ont vu leurs évaluations baisser sur presque tous les critères, même lorsqu’ils étaient objectivement identiques.
  • Le groupe sans information sur leur origine, les poèmes IA ont continué de surpasser les poèmes humains dans des dimensions clés comme le rythme et l’émotion.

Ce constat met en lumière l’apparition d’un biais d’étiquetage : lorsque les lecteurs savent qu’un texte est issu d’une IA, leur jugement devient plus critique.

Une question de perception

Alors, pourquoi ce biais ? L’analyse confirme ce qu’on aurait pu pressentir naturellement : pour nous humains, l’idée qu’une IA puisse créer des œuvres littéraires de qualité reste difficile à accepter.

Les lecteurs anticipent ainsi que les poèmes humains seront de meilleure qualité, et que les œuvres créées par l’IA manqueront de profondeur ou de créativité.

Cependant, lorsqu’ils ignorent l’origine des textes, ces attentes disparaissent : l’évaluation est purement basée sur la qualité perçue. Et le style de l’IA convainc (les non-initiés en tout cas).

Du coup, les résultats de cette étude interrogent notre rapport à la créativité : si l’IA peut rivaliser avec des figures comme Shakespeare, quel sera l’impact sur l’art et la littérature  dans les années à venir ? D’autant que l’étude a été menée avec l’aide de ChatGPT 3.5, soit un modèle déjà obsolète en cette fin d’année 2024… La génération des poèmes aurait pu être confiée à des modèles encore plus performants, GPT-o1 par exemple, et brouiller encore davantage les pistes.

Le développement fulgurant des capacités de l’IA générative va forcément nous amener à réfléchir à cette question : dans quelle mesure sommes-nous en capacité d’apprécier une œuvre pour ce qu’elle est, indépendamment de son créateur ?

MyVoice de Rytr : créez votre Tone of Voice personnalisé

MyVoice de Rytr : créez votre Tone of Voice personnalisé

Ce court article supporte l’article test sur le logiciel Rytr. Il s’agit d’un tutoriel rapide pour vous aider à créer votre « Tone of voice » personnalisé dans l’outil. Notez que cette fonctionnalité est uniquement accessible aux utilisateurs payants.

(Les liens de cet article qui renvoient vers le site de Rytr sont des liens d’affiliation. Si vous souscrivez à un abonnement à partir d’un de ces liens, je toucherai une petite commission. Vous soutiendrez ainsi mon travail, et ça n’aura aucune incidence sur le prix final que vous paierez.)

MyVoice de Rytr, qu’est-ce que c’est ? 

Un peu de contexte avant de se lancer dans ce tutoriel. Rytr propose la fonctionnalité MyVoice dans un onglet dédié de son interface.

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : description

Mais de quoi s’agit-il ? 

Eh bien, à l’image de ce que vous pourriez faire manuellement avec un Chatbot personnalisé sur ChatGPT ou un Gem Google, Rytr vous offre la possibilité d’injecter votre propre style de rédaction dans leur IA avec MyVoice, afin de lui permettre de répliquer au mieux votre manière d’écrire.

Cette fonctionnalité de personnalisation est réservée aux membres payants de la plateforme, car elle vous permet de gagner du temps en alignant vos futures productions faites à l’aide de Rytr avec le « ton » de votre marque. Utile lorsque l’on sait que Rytr peut vous aider sur 40 tâches de rédaction différentes, de la réponse d’email à la rédaction d’articles, en passant par la rédaction de scripts de vidéo, de pages de vente ou d’offres d’emploi.

MyVoice de Rytr : tutoriel

Alors, comment faire pour créer une IA efficace pour accomplir cette tâche ? 

Commençons par comprendre le fonctionnement (très simple !) de MyVoice de Rytr grâce à la vidéo explicative fournie par la plateforme elle-même.

Pour résumer la vidéo rapidement, la personne explique que la fonction « MyVoice » ajuste le contenu pour qu’il corresponde précisément à votre style personnel. Concrètement, vous définissez des préférences comme le ton (clair, persuasif, etc.) et l’audience, et vous fournissez un échantillon de texte que vous avez déjà rédigé. 

L’IA se servira de cet échantillon pour créer du contenu qui respecte votre style.

En effet, lorsqu’on clique sur « Create Voice » : 

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : bouton créer

Un panneau de configuration s’ouvre, et on retrouve les différents champs évoqués dans la vidéo. 

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : panneau de configuration des différents champs

L’importance de l’exemple

Vous l’aurez sans doute compris, l’échantillon que vous allez fournir à l’IA sera déterminant. Cette technique assez intuitive d’utilisation des modèles de langage s’avère très puissante. Pour les fans d’anglicisme, on appelle cela le « Text Style Transfer », et parfois plus exactement « Text Style Imitation ».

Concrètement, il s’agit de fournir un ou plusieurs exemples à l’IA afin qu’elle puisse transférer les éléments de style du contenu originel vers le nouveau contenu à générer.

display formation IA CRW CFPJ

Créons à présent un Tone of Voice sur mesure pour les prochains contenus de mon blog, celui que vous êtes en train de lire.

Cela permettra d’obtenir une version a priori aboutie d’un Tone of Voice de qualité. Et ce pour plusieurs raisons : 

  • Je suis capable de définir la teneur de mon style avec précision (champ « Style »)
  • Je connais très bien la cible à laquelle je m’adresse (champ « Target Audience »)
  • Je vais pouvoir fournir des exemples précis à Rytr (« champ Writing samples »)

⚠️ À noter cependant : le dernier champ ne permet pas d’insérer plus de 1200 caractères (soit environ 180 mots). C’est vraiment peu pour donner une bonne compréhension du style en question.

Allons-y tout de même. Voici le panneau de configuration rempli.

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : exemple avec champs remplis

Ça y est, mon Tone of Voice est créé.

Allons le tester sans plus attendre. Pour cela, RDV dans le panneau de rédaction. Choisissons le Use-Case « Blog Section Writing » et sélectionnons mon Tone of Voice personnalisé.

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : création d'un texte avec un tone of voice personnalisé

Voici les deux variantes générées par Rytr pour rédiger la section d’article voulue (cf. sujet dans le visuel ci-dessus) en s’inspirant de mon style de rédaction.

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : résultats

Mon verdict : Positif ! 👍 Je retrouve bien ma manière d’écrire, et la lecture s’avère agréable. Les phrases sont claires, directes, et le style détendu. Les lecteurs sont engagés à travers un contenu aéré, des questions, des émojis… Véritablement quelques techniques de rédaction que j’utilise au quotidien. Évidemment, j’identifie toujours des formulations propres à l’IA (ex : « Dans un monde où… » 🙄🙄), et je vais devoir passer par une phase d’édition, mais cette fonctionnalité MyVoice est très satisfaisante.

Pour aller plus loin, conservons la première variante, plus intéressante à mon goût, et essayons d’étoffer la section en demandant à Rytr de gonfler le texte. Pour ce faire, utilisons la fonction « Expand » (plus d’informations sur cette fonctionnalité et toutes les autres dans mon test complet de l’outil).

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : expand texte

Voici le paragraphe surligné enrichi par l’IA :

Fonctionnalité MyVoice de Rytr : texte amélioré par la fonctionnalité Expand

Le ton est conservé. On peut toutefois continuer à discuter de la profondeur des informations transmises. Je trouve que cela reste un peu trop en surface, pas suffisamment concret ou exploitable par le lecteur. Mais il s’agit ici d’un problème plus global qui réside dans le LLM sur lequel repose l’outil (GPT-3).

En conclusion, ma recommandation

Pour environ 7€/mois seulement (facturation en USD), Rytr vaut vraiment le coup. Cette première formule d’abonnement payant est déjà amplement suffisante pour accélérer la production de vos contenus marketing selon les principes éditoriaux de votre entreprise. 

Sceptique au début, je suis finalement convaincu par la fonctionnalité « myVoice » de Rytr. Si vous souhaitez produire des écrits rapidement, avec un niveau de fidélité assez élevé pour être satisfaisant, cette fonctionnalité est ce qu’il vous faut. 

Si vous cherchez quelque chose d’encore plus performant, alors vous devriez vous tourner vers d’autres outils plus avancés (de création de RAG par exemple), ou l’élaboration fine d’un Custom GPT.