GPT 5.2 : Guide de prompting pour des résultats professionnels [2026]

GPT 5.2 : Guide de prompting pour des résultats professionnels [2026]

GPT-5.2 vient de débarquer, et il semble qu’OpenAI essaie de changer de paradigme avec ce nouveau modèle. Exit l’assistant qui génère du texte, place à l’outil qui livre des résultats exploitables.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 70,9 % de ses outputs atteignent (ou dépassent) le niveau des meilleurs experts (contre 38,8 % pour GPT-5).

Mais sa vraie force réside ailleurs : dans sa capacité à respecter des contraintes multiples et à maintenir une cohérence sur des corpus longs. Un atout majeur pour les professionnels de l’écrit.

Car si ce modèle est plus discipliné que ses prédécesseurs, il ne révèle son efficacité qu’avec des consignes claires et structurées.

Découvrez nos conseils pour bien utiliser GPT 5.2, directement inspirés du guide officiel de prompting d’Open AI.

Qu’est-ce qui distingue GPT-5.2 de ses prédécesseurs ?

« Voici notre modèle le plus puissant à ce jour ! »

Heureusement, cette fois-ci, nous n’aurons pas besoin de résumer GPT-5.2 par cette déclaration trop souvent entendue, et usée jusqu’à la corde.

Ce qui change vraiment avec ce nouveau modèle d’OpenAI, c’est sa finalité : il n’est plus pensé comme un générateur de texte performant, mais comme un outil de travail intellectuel capable de produire des livrables structurés et exploitables.

Autrement dit, on ne lui demande plus seulement de répondre, mais de livrer. A la manière d’un consultant expert, GPT 5.2 nous accompagne encore plus loin dans la réalisation de nos taches professionnelles.

📊 GPT5.2 : une illustration de sa performance

Sur le benchmark GDPval, GPT-5.2 Thinking produit des livrables structurés au niveau (ou supérieur) à celui des meilleurs experts dans ~70,9 % des cas (vs ~38,8 % pour GPT-5 sur les mêmes tâches).

À retenir : GPT-5.2 n’est pas simplement “meilleur”. Il est conçu comme un outil de production intellectuelle, adapté aux livrables, aux corpus longs et aux processus de travail de bout en bout.

En quoi le nouveau ChatGPT est-il plus performant pour l’écriture ?

1) D’un assistant à un moteur de livrables

Quand on consulte la présentation du modèle par OpenAI, on constate que GPT-5.2 a été évalué sur des tâches proches du quotidien des métiers du savoir : documents, présentations, modèles, synthèses. L’objectif n’est plus d’obtenir un bon paragraphe, mais un résultat prêt à être utilisé.

En conséquence, un prompt destiné à exécuter une tache complexe, du type « Crée un modèle de planification de mes effectifs pour les 3 mois à venir… », produira un résultat structuré, qui :

  • formulera des hypothèses,
  • modélisera des scénarios,
  • anticipera les impacts.

Transposé à des taches éditoriales (c’est ce qui nous intéresse sur ce site) : un brief ne débouchera plus sur un premier jet, mais sur un plan clair, des sections organisées et une checklist de publication.

Dit autrement, GPT-5.2 s’inscrit mieux dans des chaînes de production continues :

Brief → Recherche → Analyse → Plan → Rédaction → Vérification

Vous ne travaillez plus avec une succession de réponses isolées, mais avec un processus éditorial de bout en bout.

2) Moins de fragilité factuelle

En 2026, les hallucinations des modèles d’IA sont encore un sujet important. Voyez plutôt les chiffres d’un baromètre récent, signé NewsGuard, et qui compare les capacités de l’IA à identifier de fausses informations entre août 2024 et août 2025.

image

En 1 an, les IA génératives ont gagné en assurance mais perdu en fiabilité : elles corrigent mieux les fausses informations qu’elles connaissent déjà, mais en répètent deux fois plus, car elles répondent désormais à tout, et ont du mal à se défausser en cas de doute.

Bonne nouvelle (a priori) : GPT-5.2 promet d’être plus performant sur la fiabilité des infos qu’il donne. D’après la communication d’OpenAI, il réduit d’environ 38 % les réponses contenant des erreurs factuelles par rapport à GPT-5.1 Thinking.

3) Une écriture réellement ancrée dans vos sources

Si vous travaillez régulièrement à partir de documents complexes, GPT 5.2 va faire une différence très concrète pour vous.

A date, il s’agit du modèle le plus performant pour conserver la cohérence sur des corpus longs. Il sait relier des éléments éloignés sans perdre le fil.

Grâce à la gestion du long contexte, GPT-5.2 peut écrire à partir de documents volumineux sans perdre la cohérence d’ensemble : continuité du plan, respect des définitions, capacité à relier des éléments dispersés…
Ces capacités de mémoire avancées s’avèreront particulièrement utiles pour synthétiser des transcriptions, condenser des rapports ou transformer des dossiers complexes en des productions claires et fiables.

📊 GPT 5.2 : une fenêtre contextuelle élargie

Sur des tests MRCRv2 exigeants, GPT-5.2 conserve une précision proche de 100 % jusqu’à ~256 000 tokens.

4) Une meilleure compréhension de la complexité

L’écriture professionnelle n’est jamais “libre”. Elle doit respecter une cible, un ton, des objectifs SEO, des contraintes de longueur, parfois un cadre juridique ou des messages de marque.

GPT-5.2 est conçu pour intégrer plusieurs exigences simultanément dans un même livrable. Il présente une compréhension plus fine des contraintes, quelles qu’elles soient.

💡Conseil de Pro : attention, « compréhension plus fine » ne veut pas dire « parfaite ». Au même titre que ses prédécesseurs, GPT 5.2 ne dispose pas d’une gestion intelligente des contraintes ou des garde-fous que vous lui passerez dans votre prompt. D’expérience, il les comprendra parfaitement, certes, mais ces éléments supplémentaires auront tendance à agir comme des « attracteurs de contrôle » dans son output, et à le brider dans ses capacités. Souvent même, il aura tendance à reprendre textuellement vos instructions de cadrage dans sa réponse, pour vous « montrer » qu’il reste bien dans les clous de votre demande.

Exemple de résolution d’une tâche complexe

Voici toutefois un exemple, issu de la page de présentation de GPT5.2, qui vous montre la progression de ChatGPT dans l’interprétation des demandes complexes et des informations interdépendantes.

Un voyageur signale un du retard sur son vol, qui a engendré une correspondance manquée et une perte de bagage. Le voyageur cherche à passer une nuit à New York en conséquence, mais a également un besoin spécifique de siège pour des raisons médicales sur son prochain vol. 

Nouvelle réservation, assistance pour le siège spécial, gestion de l’indemnisation : GPT 5.2 parvient à coordonner toute la chaîne de taches qui découlent de cette demande, et à fournir un résultat plus complet que GPT 5.1.

  • Résultat de GPT 5.1

image 1

  • Résultat de GPT 5.2

image 2

Comment bien prompter GPT 5.2 ?

Maintenant que les bases de compréhension du nouveau ChatGPT sont posées, passons à la partie la plus intéressante. Voici des conseils, issus de mon expérience et du Guide de Prompting d’OpenAI pour vous aider à tirer le maximum de GPT 5.2.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose

GPT-5.2 a tendance à produire un formatage plus propre et moins de verbiage inutile que les versions précédentes, c’est un fait. Mais il donne le meilleur de lui-même lorsque le prompt définit clairement la structuration de la réponse (longueur, sections, garde-fous).​

Considérez le « prompting » de ce nouveau modèle moins comme le fait de « poser une question », aussi avancée et précise soit-elle, et plus comme la « rédaction d’un mini-cahier des charges » que le modèle peut suivre de manière cohérente.

C’est bien cela le plus intéressant avec ces nouveaux modèles comme GPT 5.2 (mais aussi Gemini 3, pour citer un challenger performant !) : vous pouvez penser en processus de travail, et pas juste en requête !

Mais avant de vouloir pousser le nouveau ChatGPT dans une process ambitieux, voici quelques bonnes pratiques à insérer dans vos futurs prompts pour bien cadrer sa production.

Reprenons une des formules universelles, qui conviendra aussi bien aux étudiants qu’aux professionnels de la rédaction, du marketing, de la communication, du journalisme…ROCCFN.

Rôle + Objectif + Contexte + Contraintes + Format de sortie + Niveau de qualité.

Copiez-collez le template ci-dessous, en personnalisant les variables entre crochet (eh oui, cela demande un peu de travail de préparation pour obtenir de bons résultats !).

# PROMPT TEMPLATE

Rôle : Tu es un [coach/rédacteur/analyste/professeur/assistant de projet...].

Objectif : Aide-moi à obtenir [résultat spécifique].

Contexte : Voici ce que tu dois savoir :
- [Historique / Contexte général]
- [Public cible]
- [Ce que j'ai déjà / Ce que j'ai testé]

Contraintes :
- Ne pas [ajouter de nouvelles hypothèses / inventer des chiffres / ajouter de sections supplémentaires].
- S'il manque des informations, [pose jusqu'à 3 questions] OU [énonce clairement tes hypothèses].
- Limite la réponse à [X phrases] ou [Y puces].

Format de sortie :
- Section 1 : [réponse courte]
- Section 2 : [puces/tableau/liste de contrôle]
- Section 3 : [prochaines étapes]

Niveau de qualité :
- Utilise un langage simple et direct.
- Sois spécifique et propose des actions concrètes.
- En cas d'incertitude, explique clairement ce qui dépend de quoi.

GPT 5.2 : Exemple appliqué

Illustrons cela avec un exemple. J’applique ce template à un cas fictif. Comme vous pouvez le voir, cela donne un résultat assez complet, et très personnalisé.

C’est le but ici ! GPT 5.2 est 100% capable de gérer des instructions aussi précises/complexes.

Rôle : Tu es un [stratège de marque senior spécialisé dans le luxe durable].

Objectif : Aide-moi à obtenir [une charte de positionnement stratégique pour le pivot "L'Eclat 2026"].

Contexte : Voici ce que tu dois savoir :
- [Historique] : Maison fondée en 1980, connue pour ses crèmes anti-âge riches. Image actuelle : "la marque de ma grand-mère".
- [Public cible] : Femmes 25-35 ans, urbaines, scrutant la liste INCI (ingrédients) et l'empreinte carbone.
- [Ce que j'ai déjà] : Un nouveau packaging en verre rechargeable et une formule 100% vegan validée.

Contraintes :
- Ne pas [proposer de changement de nom de marque / inventer des budgets marketing / ajouter des égéries fictives].
- S'il manque des informations, [pose jusqu'à 3 questions].
- Limite la réponse à [20 puces structurées].

Format de sortie :
- Section 1 : [Manifeste de marque en 3 phrases (la nouvelle promesse)]
- Section 2 : [Tableau comparatif : Ancien Positionnement vs Nouveau Positionnement]
- Section 3 : [Feuille de route des 3 premières actions de communication prioritaires]

Niveau de qualité :
- Utilise un langage simple et direct.
- Sois spécifique et propose des actions concrètes.
- En cas d'incertitude, explique clairement ce qui dépend de quoi.

Voici le résultat que cela donne. Voyez la qualité de la structuration de la réponse, mais également comment GPT 5.2 arrive à augmenter l’expertise du travail à réaliser en identifiant les éléments manquants pour progresser vers un résultat de meilleure qualité. Cela se passe en bas de la réponse, avec les 3 questions « laser » qu’elle propose en conclusion.

Exemple de réponse de ChatGPT 5.2

Les 5 méthodes efficaces de prompting (clé en main)

Méthode n°1 : Contrôlez la longueur (sinon ChatGPT le fera pour vous)

L’une des leçons les plus concrètes du guide de prompting de GPT-5.2 est limpide : si vous ne fixez pas de limite de longueur, vous laissez le modèle décider lui-même de ce qui est « suffisant ».​

Bien que GPT-5.2 soit généralement moins verbeux, il reste très sensible aux instructions. Pour obtenir des résultats constants, surtout dans un cadre professionnel, imposer des contraintes de longueur précises est un levier extrêmement puissant.​

Utilisez cette approche lorsque vous voulez des réponses percutantes qui ne dérivent pas vers la dissertation :

Réponds en :
- 1 paragraphe court (4 phrases maximum)
- Puis maximum 5 puces : « Ce qui compte », « Pourquoi », « Ce qu'il faut faire ensuite », « Risques », « Questions en suspens » Aucun commentaire supplémentaire.

A noter pour cette recommandation :

« Aucun commentaire supplémentaire » : C’est une instruction importante pour supprimer les phrases de politesse du type « Voici les informations demandées… » ou « J’espère que cela vous aide ».

Les guillemets : En gardant les titres des puces entre guillemets, vous forcez l’IA à utiliser exactement ces termes, ce qui rend vos résultats parfaitement uniformes d’une session à l’autre.

Méthode n°2 : Verrouillez le périmètre (poliment, mais fermement)

Voici un piège dans lequel GPT-5.2 tombe souvent, précisément parce qu’il est performant : il peut avoir tendance à fournir du travail « supplémentaire » que vous n’avez pas demandé – des fonctionnalités en plus, des étapes additionnelles, du formatage superflu ou des idées « bonus ».​

Dans le guide de prompting d’OpenAI, la solution réside dans un cadrage explicite et sans détour : dites au modèle de n’implémenter que ce que vous avez demandé et de considérer tout le reste comme optionnel.​

Utilisez ce bloc dès que vous avez besoin de rester concentré sur la tâche à accomplir (e-mails, plans, structures de documents, propositions, ou même prises de décisions personnelles) :

Fais exactement ce que j'ai demandé, rien de plus.
- N'ajoute pas de sections, de fonctionnalités ou de bonus superflus.
- Si tu vois des améliorations possibles, liste-les sous l'intitulé « Idées optionnelles », mais ne les applique pas.
- En cas d'ambiguïté, choisis l'interprétation la plus simple et la plus directe.

Méthode n°3 : Textes longs ? Forcez le « ré-ancrage »

Quand vous collez un contenu volumineux dans votre prompt (compte-rendu de réunion, résultat de recherches, fil de discussion désordonné…), l’intelligence avancée des LLM (Large Language Model) en 2026 laisse à penser qu’ils seront capable de tout comprendre correctement.

Ce n’est pas le cas.

Si les informations externes que vous lui transmettez sont vraiment longues, ChatGPT omettra très probablement des détails. Mais surtout : il aura une fâcheuse tendance à prendre des raccourcis pour effectuer son travail, et à créer une synthèse incomplète à partir d’éléments choisis arbitrairement dans votre texte source.

Le guide de GPT-5.2 recommande une méthode de ré-ancrage (re-grounding)* pour les contextes longs : commencez par souligner ce qui est essentiel, rappelez les contraintes, puis répondez en ancrant chaque affirmation aux parties pertinentes du texte original.

Cela réduit les erreurs liées au phénomène de « perte du milieu » (lost-in-the-middle)** et améliore la fidélité du rappel dans les données denses.

Utilisez ce bloc dès que votre texte source est long ou que l’exactitude est primordiale :

Avant de répondre :
1) Liste les 5 à 8 points les plus pertinents du texte de référence que j'ai collé (sous forme de puces courtes).
2) Reformule mes contraintes avec tes propres mots (1 à 2 phrases).
3) Réponds ensuite en indiquant la source de chaque affirmation clé (ex. : « d'après la section Tarification / d'après le paragraphe sur X »).

S'il manque des informations, ne devine pas. Dans ce cas, pose jusqu'à 3 questions.

Autre conseil : Séparez vos instructions du contenu à l’aide de délimiteurs clairs (ex. : ### INSTRUCTIONS et ### SOURCE) ou de balises (ex. : <content> ... </content>). Cela sanctuarise vos ordres et empêche le modèle de traiter vos données comme des instructions. D’ailleurs, placez vos instructions en premier, suivies du texte source bien délimité, et terminez par une commande courte comme : « En te basant sur le texte ci-dessus, réponds à la question… ».

*Ré-ancrage (re-grounding) : En IA, le grounding est le fait de lier une réponse à des données sources réelles. « Ré-ancrage » exprime donc l’idée de forcer l’IA à se « re-fixer » sur votre texte.

**Lost-in-the-middle : De nombreuses études prouvent que les modèles sont très bons pour traiter le début et la fin d’un texte, mais qu’ils « oublient » souvent les informations situées au milieu, particulièrement quand le contexte est long.

Méthode n°4 : Quand la question est floue, ne laissez pas la réponse de l’IA prétendre qu’elle ne l’est pas

C’est le piège invisible dans lequel l’IA tombe systématiquement. Invisible, car sa réponse pleine de confiance nous rassure, surtout quand nous avons nous-mêmes un doute sur ce qu’on lui demande.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Vous savez, quand on prompte ChatGPT en commençant par quelque chose comme « Est-ce que tu penses que… », et qu’il nous répond « C’est une excellente idée ! », puis qu’il déballe son argumentaire avec un manque cruel de nuance, et le risque d’hallucinations qu’il peut contenir.

Le guide de GPT-5.2 recommande explicitement de se prémunir contre les réponses trop assurées en forçant l’un de ces deux comportements :

  • Poser quelques questions de clarification
  • Ou présenter plusieurs interprétations en précisant clairement les hypothèses retenues

Voici le bloc qui transforme un surplus de confiance de sa part en un « raisonnement utile » :

Si ma demande est ambiguë ou s'il manque des informations clés :
- Signale ce qui manque en une seule phrase.
- Ensuite, fais l'UNE des deux actions suivantes :
  A) Pose au maximum 3 questions de clarification, OU
  B) Propose 2 ou 3 interprétations plausibles, en précisant clairement les hypothèses pour chacune.

N'invente jamais de chiffres précis, de citations ou de références si tu n'en es pas certain.

Méthode n°5 : L’auto-vérification, pour éviter les erreurs coûteuses

La plupart des gens utilisent ChatGPT comme un distributeur automatique : on insère un prompt, on reçoit une réponse et on l’utilise tel quel.

Pourtant, le guide auquel nous faisons référence depuis le début (accessible plus haut, via le lien dans le chapitre « Comment bien prompter GPT 5.2 ? ») suggère d’ajouter une étape d’auto-vérification.

Cette recommandation se veut même indispensable dans les contextes à enjeux élevés (juridique, finance, conformité, sécurité…) afin de repérer ce que l’IA a pu interpréter de travers ou inventer de toutes pièces. Au besoin, ce travail de contrôle peut même être poussé plus loin avec d’autres techniques de fact-checking.

Et même si vous ne faites pas de « travail juridique », cette méthode est précieuse pour la vie quotidienne, ou pour tout domaine où quelques détails erronés peuvent avoir des conséquences.

Voici un bloc type pour cette tâche, à copier-coller :

Avant de finaliser ta réponse :
- Vérifie tous les chiffres, dates ou affirmations qui ne s'appuient pas directement sur les éléments fournis.
- Identifie toute hypothèse que tu aurais admise sans que je ne l'aie précisée.
- Remplace les affirmations trop catégoriques par un ton plus nuancé lorsque c'est nécessaire.
Ne livre ta réponse finale qu'après avoir effectué cette vérification.

GPT 5.2 : 5 conseils d'utilisation

⚠️ Les 6 prompts indispensables au quotidien

Passons maintenant à la partie qui rend cet article réellement actionnable pour tout le monde : des prompts prêts à l’emploi (que vous pouvez « voler » sans hésiter) et qui intègrent les cinq méthodes précédentes : la structure, la longueur, le périmètre, l’ancrage, la gestion de l’ambiguïté et l’auto-vérification.

1) Pour les étudiants : transformer un brouillon de notes en plan de révision

# PROMPT : PLAN DE RÉVISION

Rôle : Tu es mon coach de révision.

Objectif : Transforme mes notes en un plan d'étude sur 7 jours et crée un quiz.

NOTES SOURCE :
[Collez vos notes ici]

Contraintes :
- Si un sujet n'est pas clair, pose au maximum 3 questions de clarification.
- N'invente aucun fait qui ne figure pas dans mes notes.
- Reste concis.

Format de sortie :
1) « Ce qu'il faut retenir » (maximum 8 puces)
2) Plan sur 7 jours (Tableau : Jour | Sujets | Exercice pratique)
3) 10 questions de quiz + corrigé (à la fin)

2) Pour les créateurs : structure → brouillon → réécriture percutante

# PROMPT : CRÉATION DE CONTENU

Rôle : Tu es un éditeur sénior qui publie pour une audience de type [Plateforme : ex. Medium, Substack, LinkedIn, blog pro].

Objectif : Créer un plan accrocheur et un premier jet.

Contexte :
- Sujet : [votre sujet]
- Audience : [débutants / créateurs / fondateurs]
- Ton : simple, direct, axé sur le storytelling.

Contraintes :
- Pas de remplissage générique.
- Garde les sections courtes. Évite les paragraphes longs.
- Ajoute 3 « phrases chocs » (mémorables et partageables) qui ne soient pas gênantes (pas de "cringe").

Format de sortie :
1) Plan avec titres (H2) + points clés
2) Introduction du brouillon (150–200 mots)
3) 3 phrases chocs

3) Pour tous les pros : écrire un e-mail auquel les gens répondent vraiment

# PROMPT : RÉDACTION D'E-MAIL

Rôle : Tu es mon assistant en communication.

Objectif : Rédiger un e-mail clair qui suscite une réponse.

Contexte :
- Destinataire : [Patron / Client / Professeur]
- Relation : [Formelle / Décontractée]
- Objectif : [Demander / Informer / Solliciter / Refuser ou reporter]

Contraintes :
- 120 mots maximum.
- Propose 2 options de ton : « Direct » et « Chaleureux ».
- N'ajoute aucun engagement ou promesse supplémentaire non mentionnés.

Format de sortie :
- Objet de l'e-mail
- Corps de l'e-mail
- Message de relance en une phrase (pour un envoi 48 heures plus tard)

4) Pour vos réunions : transformer une transcription désordonnée en plan d’action

# PROMPT : SYNTHÈSE DE RÉUNION

Rôle : Tu es un assistant de projet.

Objectif : Extraire les actions à entreprendre à partir de ce compte rendu de réunion.

TEXTE DE LA RÉUNION :
[Collez la transcription ou les notes ici]

Contraintes :
- Si le responsable ou la date sont manquants, indique « À définir » (ne devine pas).
- Garde une structure stricte.

Format de sortie :
1) Décisions (sous forme de puces)
2) Actions à entreprendre (Tableau : Tâche | Responsable | Échéance | Dépendance | Risque)
3) Questions en suspens (maximum 6)

L’esprit du guide GPT-5.2 :

Ce prompt illustre parfaitement le principe d’extraction structurée : on définit un schéma précis, on distingue les informations obligatoires des facultatives, et on force le modèle à représenter explicitement les données manquantes (« À définir ») plutôt que d’halluciner.

5) Pour la prise de décision : trancher sans gamberger

# PROMPT : AIDE À LA DÉCISION

Rôle : Tu es un coach pragmatique d'aide à la décision.

Objectif : M'aider à choisir entre plusieurs options sans trop réfléchir.

Mes options :
A) [Option A]
B) [Option B]
C) [Option C]

Mes contraintes :
- Budget : [ ]
- Temps : [ ]
- Tolérance au risque : [Faible / Moyenne / Élevée]
- Ce que je privilégie par-dessus tout : [ex. Liberté, Sécurité, Rapidité]

Règles :
- S'il manque des informations, pose au maximum 3 questions.
- Ne propose pas de nouvelles options, sauf si je le demande.

Format de sortie :
1) Recommandation en 5 lignes
2) Tableau comparatif (Critères | A | B | C)
3) « Si tu choisis A, voici la suite » (3 étapes concrètes)

6) Pour la recherche d’infos : exiger des sources vérifiées

Si vous utilisez ChatGPT pour des recherches sur le web, le guide officiel GPT-5.2 recommande de fixer d’emblée le niveau d’exigence (profondeur de l’analyse, gestion des contradictions et utilisation systématique des citations).​

# PROMPT : RECHERCHE ET ANALYSE

Rôle : Agis comme un assistant de recherche.

Tâche : Effectue une recherche approfondie sur [Sujet].

Règles :
- Priorise la recherche sur le web plutôt que tes propres connaissances dès qu'un fait est incertain.
- Identifie les contradictions et cite tes sources pour chaque affirmation clé.
- Arrête-toi dès qu'une recherche supplémentaire n'est plus susceptible de modifier la conclusion.

Format de sortie :
- Résultats clés (sous forme de puces)
- Contradictions identifiées + résolution
- Enseignements pratiques (Takeaways)

En conclusion

S’il y a une idée à retenir du guide officiel d’Open AI pour GPT-5.2, c’est celle-ci : ce modèle est bien plus discipliné que ses prédécesseurs, mais il ne donne le meilleur de lui-même qu’avec des contraintes explicites (longueur, périmètre, structure et règles anti-hallucination).

Plutôt que de courir après des « prompts magiques », constituez-vous une petite bibliothèque personnelle : un pour la rédaction, un pour la décision, un pour la synthèse et un pour la recherche. Réutilisez-les jusqu’à ce qu’ils deviennent des automatismes.

Car le véritable avantage ne réside pas dans un prompt ingénieux, mais dans un flux de travail reproductible : définir la forme de la réponse, verrouiller le périmètre, ré-ancrer les contextes longs et forcer le modèle à admettre son incertitude quand votre demande est floue.

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Le contenu éditorial : informer pour mieux fidéliser

Le contenu éditorial : informer pour mieux fidéliser

On définit souvent le contenu éditorial comme l’ensemble des textes qui enrichissent les différentes pages d’un site internet. En réalité, il est bien plus que cela. Il s’agit d’un atout formidable pour transformer la relation avec vos clients, en influençant ou enrichissant leur perception sur divers sujets.

Découvrez ce qu’est vraiment le contenu éditorial et les objectifs qu’il permet d’atteindre dans cet article. Retrouvez également tous nos conseils pour créer des contenus de qualité, qui engagent vos lecteurs et se positionnent en tête des moteurs de recherche !

Le contenu éditorial : définition

L’expression “contenu éditorial” peut se définir ainsi : il s’agit des contenus de votre site internet qui n’ont pas pour objectif de promouvoir votre business de manière directe. 

Le contenu éditorial est donc à l’opposé du contenu publicitaire : plutôt que de mettre en avant l’entreprise et ses produits, il s’intéresse aux problématiques du client. Il repose ainsi sur la transmission d’informations utiles, qui apportent de la valeur ajoutée au lecteur.

Les objectifs du contenu éditorial

Le contenu éditorial essaie d’apporter des renseignements à l’utilisateur pour lui permettre de résoudre un problème, ou d’accroître son savoir sur un sujet via un traitement objectif de l’information.

En rédigeant des articles de qualité, vous créez un lien de confiance avec lui, et ce, dès la phase de recherche d’informations. Cela vous permet de l’exposer progressivement à vos produits ou solutions, de manière indirecte et beaucoup plus subtile qu’avec la publicité traditionnelle.

En effet, dans le cadre d’une stratégie communication éditoriale, les contenus accompagnent l’utilisateur tout au long de son parcours d’achat : de la prise de conscience de son problème, jusqu’à l’achat d’un service ou d’un produit pour le résoudre.

Pour cette raison, il existe de nombreuses manières de formater le contenu produit par une entreprise, plus ou moins adaptées à l’évolution du prospect dans son tunnel de conversion.

Rien qu’en termes de contenu rédactionnel, vous pouvez envisager de rédiger des :  

  • Articles de fond
  • Articles d’actualités
  • Tutoriels
  • Guides de choix
  • Comparatifs
  • Études de cas
  • E-books

D’ailleurs, le contenu éditorial ne se limite pas à l’écriture web. Podcasts, infographies, vidéos, webinaires sont d’autres formats à votre disposition pour engager vos différentes cibles.

Quels sont les bénéfices du contenu éditorial pour une entreprise ?

La mise en place d’une stratégie éditoriale permet à une entreprise ou une institution de renforcer sa présence en ligne de manière quantitative et qualitative.

Les bénéfices sont multiples : 

  • Meilleure image de marque : elle gagne progressivement la confiance de ses lecteurs, grâce à la qualité des contenus qu’elle diffuse
  • Meilleure visibilité, à travers une diffusion constante de publications sur tous ses canaux de communication, mais aussi grâce au partage de ses contenus sur les réseaux sociaux
  • Leadership affirmé : en s’exprimant sur les tendances de son secteur, elle occupe l’espace de communication en développant son propre média
  • Référencement naturel amélioré : les articles publiés se classent sur des mots-clés essentiels pour son activité, ce qui accroît la proportion de visiteurs qualifiés sur son site web

Quelle différence entre contenu éditorial et brand content ?

Le contenu éditorial et le contenu de marque (en anglais, “brand content”) sont tous deux des typologies de contenus qui élargissent le champ de communication d’une entreprise.

Pour les distinguer facilement, on peut considérer le contenu éditorial comme du contenu informatif, axé sur l’utilisateur

Le brand content, en revanche, met l’accent sur la marque, généralement à travers une approche créative.

Comment créer un contenu éditorial de qualité ?

Pour qu’un contenu éditorial fasse mouche, il doit se trouver à la croisée de 4 chemins. Il doit être unique, intéressant, cohérent et mesurable.

Voici quelques conseils pour chacun de ces 4 piliers :

UniqueIntéressantCohérentMesurable
Trouvez votre propre voix : adoptez un ton et un style qui reflètent les valeurs de votre marque Choisissez des sujets qui résonnent auprès de votre audience, et qui sont en lien avec votre domaine d’expertiseRespectez une ligne éditoriale : définissez clairement votre cible, votre positionnement et vos objectifs, et vérifiez toujours que votre contenu est en adéquation avec ces éléments.Définissez les KPI qui vous permettront d’évaluer la réussite de votre contenu (nombre de vues, partages, commentaires, conversions).
Apportez une plus-value : offrez à votre public cible des informations ou des points de vue qu’il ne trouvera pas ailleursRendez votre contenu captivant : utilisez des éléments narratifs, des exemples et des anecdotes pour maintenir l’attention de vos lecteursMaintenez une identité de marque homogène : assurez-vous que tous les éléments de votre contenu (texte, images, couleurs…) respectent les différentes chartes de votre marque et contribuent à renforcer son imageTrackez les performances de vos contenus : mettez en place un calendrier éditorial pour les monitorer plus facilement, et ajustez votre stratégie en fonction : “repurposez” vos contenus performants et enrichissez ceux qui ont du potentiel
Évitez le plagiat : assurez-vous que votre contenu est original et ne copie pas d’autres sourcesVariez les formats : proposez différents types de contenus pour casser la monotonie

Contenu éditorial et référencement naturel

Quelle est l’importance du contenu éditorial pour le SEO ?

On l’a vu, le contenu éditorial est une opportunité exceptionnelle pour séduire de futurs clients, en les exposant à votre marque dès leur phase de recherche d’information.

La qualité et l’unicité des informations que vous transmettrez dans votre article auront également un impact sur la manière dont il se classe dans les résultats de recherche. Un contenu ciblé sur l’intention de recherche de l’internaute, bien structuré et optimisé peut ainsi apporter une visibilité conséquente grâce au SEO.

Comment optimiser son contenu éditorial pour le SEO ? Conseils et exemple

Si votre approche est professionnelle et que votre stratégie éditoriale est rattachée à des objectifs commerciaux, préparez-vous à devoir produire du contenu en grande quantité pour parvenir à vous démarquer.

Le marketing de contenu étant un des leviers d’acquisition les moins coûteux sur le web (cf. visuel ci-dessous), la concurrence est rude.

coût marketing de contenu
Statistiques sur le contenu du marketing de contenu par rapport aux techniques « outbound » traditionnelles

Vous devrez donc faire preuve de consistance et de régularité sur des sujets pour lesquels vous disposez d’une expertise reconnue.

Pour y parvenir, il est fortement conseillé de vous entourer d’une équipe de rédacteurs et d’un responsable éditorial. Et c’est encore mieux si votre équipe est formée à l’usage de l’IA, car il serait inconcevable de ne pas intégrer ChatGPT ou toute autre IA générative dans vos processus de rédaction.

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À terme, vous aurez produit un large corpus d’articles qui renforcera votre crédibilité aux yeux des internautes, et votre autorité thématique auprès des moteurs de recherche.

Ensuite, pour chaque article que vous rédigerez, respectez scrupuleusement ces 4 étapes :

  1. Recherche de mots-clés : identifiez une requête informationnelle liée à une question que se posent vos clients.

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  1. Analyse concurrentielle : lisez les contenus de vos concurrents qui “rankent” sur ces mots-clés, et identifiez les points communs qu’ils ont, mais aussi les endroits où vous pouvez apporter votre valeur ajoutée

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  1. Rédigez un article engageant, en vous inspirant de la structure des articles concurrents et en intégrant les concepts abordés dans les “Recherches associées” et les questions “People Also Asked” qui apparaissent sur la SERP pour le mot-clé visé

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  1. Optimisez votre article : 
    1. Rédigez un “title” et une “meta-description” qui incitent au clic et qui contiennent votre mot-clé principal
    2. Respectez une structure logique à l’aide des balises HTML de type Hn (H1, H2, H3…)
    3. Utilisez un champ sémantique large
    4. Créez des liens internes vers vos pages connexes et pages services/produits associées
    5. Intégrez des médias (images et vidéos) uniques
    6. Optimisez les attributs des images
    7. Intégrez des données structurées

Pour cette quatrième étape, vous pouvez utiliser des plugins d’optimisation tels que Yoast ou Rank Math si votre site « tourne » sur WordPress.

⚠️ Attention, prenez le temps de travailler votre titraille. Le title est l’emplacement n°1 pour attirer le regard du lecteur et l’inciter à cliquer (le lien bleu dans les résultats de recherche).

Besoin d’aide ? Consultez nos conseils pour rédiger un bon titre et 15 idées de formulations impactantes

Par rapport aux approches publicitaires classiques, le contenu éditorial est une opportunité remarquable de créer un engagement plus authentique avec votre cible. La diversité des formats, allant de l’article aux podcasts, en passant par les infographies et les webinaires, offre de nombreuses possibilités pour captiver votre public. 

Il bénéficie de surcroît d’un excellent retour sur investissement, grâce à sa capacité à générer une forte visibilité grâce au SEO, le tout à un coût maîtrisé.

ChatGPT : est-ce la fin du métier de rédacteur web ?

ChatGPT : est-ce la fin du métier de rédacteur web ?

ChatGPT par-ci, GPT-3.5 par là… Ces derniers mois, une grande partie de la sphère digitale n’a eu que ces mots à la bouche. Et pour cause, cette intelligence artificielle est capable, entre autres aptitudes, de rédiger des articles d’une qualité qui ferait pâlir certains rédacteurs web juniors.

Pour autant, est-ce qu’il faut s’attendre à ce que le fonctionnement de ChatGPT bouleverse en profondeur la production de contenus sur internet et le SEO, à tel point qu’il ne sera bientôt plus possible de vivre de la rédaction web ou du journalisme ? Plus largement, faut-il avoir peur des plateformes de « AI Content » qui pullulent actuellement lorsqu’on est un professionnel de la rédaction ? Google est-il vraiment dépassé ? Voyons cela dans cet article.

schema chatgpt et google

ChatGPT, qu’est-ce que c’est ?

Quoi de mieux que de demander à cette intelligence artificielle surentraînée ce qu’elle est, et surtout, à quoi elle sert.

A la question : « Qui es-tu ChatGPT, et à quoi sers-tu ? », on obtient la réponse suivante.

« Je suis un modèle de langage entraîné par OpenAI et mon nom est Assistant. Je suis conçu pour répondre aux questions et aider les gens en fournissant des informations et en suggérant des solutions à leurs problèmes. Je suis comme un assistant virtuel, mais en version textuelle. Je ne suis pas une personne réelle et je n’ai pas de véritable identité ou de but dans la vie, à part aider les gens de la manière pour laquelle j’ai été conçu. »

Pas très parlant.

En la cuisinant encore davantage, on apprend que ChatGPT est un chatbot basé sur la technologie de génération de langage naturel GPT-3, développée par OpenAI. Cette technologie basée sur le deep learning fonctionne grâce à un apprentissage de données massives issues de différentes sources qui utilisent le langage naturel : articles, discussions de forums, conversations de chat, livres…

Cet apprentissage en profondeur à partir de millions de sources, corrélées à l’utilisation du langage naturel, permet donc à ChatGPT de générer des réponses précises grâce à une excellente compréhension des questions posées, et à une très vaste base de connaissances.

Est-ce que ChatGPT va remplacer les rédacteurs web ?

Une fois encore, commençons par interroger le principal intéressé. Je lui ai donc posé la question suivante :

« Donne-moi la meilleure raison pour laquelle tu ne vas pas remplacer les êtres humains dans la rédaction d’articles ».

Sa réponse :

« Je suis un programme informatique et non un être humain. Je n’ai pas accès aux compétences et connaissances approfondies d’un rédacteur web dans leur domaine, ce qui est nécessaire pour rédiger des articles de qualité. Les rédacteurs web sont des professionnels formés pour rédiger des articles de manière claire et concise sur des sujets précis. Ils ont des années d’expérience dans leur domaine et peuvent apporter une perspective unique et professionnelle à leur travail. Je suis un programme informatique, donc je ne peux pas offrir cette perspective unique et professionnelle. En résumé, les êtres humains ont des compétences et des connaissances que les programmes informatiques ne peuvent pas égaler, ce qui les rend irremplaçables dans la rédaction d’articles.« 

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Le problème éthique de l’intelligence artificielle

ChatGPT incarne un nouvel exemple de l’impact de la technologie sur les sociétés humaines. Et en un claquement de buzz, tout un pan de l’économie (journalistes et rédacteurs en tête) se met à trembler face à l’avènement de cette intelligence artificielle, qui serait capable de remplacer au pied levé des milliers de professionnels aux CV ronflants et à l’expérience bien garnie.

Si l’on s’en remet au travail du groupe d’experts de haut niveau sur l’intelligence artificielle de la commission européenne, pour qu’une IA soit digne de confiance, elle doit :

  • Respecter des principes éthiques de bienfaisance, de non-malfaisance, de justice et d’autonomie des êtres humains.
  • Faire preuve de vigilance sur les incidences négatives qu’elle peut avoir sur la société, et notamment les groupes les plus vulnérables, tels que les minorités

Ces notions essentielles devant être intégrées « dès la première étape de sa conception ».

Alors, quel problème éthique soulève ChatGPT ?

Pour arriver à un tel niveau de perfectionnement, cette IA a été entraînée sur des millions de textes, et des milliards de mots. Et elle le dit elle-même : les données produites par les utilisateurs du web ont servi à son apprentissage. Elle a donc puisé librement dans des articles rédigés par des rédacteurs web ou des journalistes pour développer une intelligence qui serait aujourd’hui capable de les remplacer.

Heureusement, il est possible de voir plus loin, en se disant que ce que la technologie détruit à un endroit, elle le reconstruit en mieux à un autre (la fameuse « destruction créatrice »). En vrai, cette affirmation est difficile à évaluer.

Si effectivement, vous sentez votre métier véritablement menacé par l’émergence de cette technologie, c’est peut-être qu’il n’apporte pas une valeur suffisante.

En revanche, lorsqu’il est accompagné d’une riche expérience et d’un vrai savoir-faire, le professionnel de la rédaction a encore de belles cartes à abattre pour garder une longueur d’avance sur l’intelligence artificielle.

Voici les quelques pistes qui permettent d’affirmer que le rédacteur web n’est pas en danger face à ce ChatGPT.

ChatGPT : pourquoi le rédacteur web n’est pas en danger ?

Parce que le rédacteur web fait partie d’un collectif, et qu’il s’inscrit dans des projets

Le rédacteur web, qu’il soit freelance, en CDI ou encore stagiaire, travaille pour une entreprise. Et chaque entreprise qui utilise le content marketing, ou plus largement la création de contenu, le fait avec des objectifs qui lui sont propres :

  • Dynamiser sa communication,
  • Gagner en visibilité grâce au référencement naturel
  • Démontrer une expertise métier
  • Mobiliser certains collaborateurs en interne…

Par exemple, si mon entreprise s’apprête à commercialiser une nouvelle gamme d’isolant biosourcé, pour l’isolation des murs et toitures, elle peut avoir la volonté de gagner en visibilité sur le sujet en créant un ensemble d’articles sur les avantages de l’isolation naturelle.

Bien rédigés, ces articles seront une source d’information de qualité pour de potentiels clients, qui identifieront la marque comme crédible sur le sujet.

Toujours dans cet exemple, il y a de fortes chances que plusieurs personnes interviennent dans le processus de création de chaque article, en plus du rédacteur lui-même :

  • Un expert en isolation pour vérifier les éléments techniques,
  • un chef de marché pour mettre en avant les avantages du produit commercialisé
  • un graphiste, pour créer les visuels des articles,
  • un chef de projet en charge du contenu éditorial pour coordonner le tout et donner des inputs SEO, etc.

Et donc dans ce déroulement, il est difficile d’entrevoir une place pour de la rédaction automatisée.

Un rédacteur ne travaille jamais seul, il évolue au sein d’une équipe et d’un projet où l’humain joue un rôle central.

⚠️ **Edit de janvier 2024 : preuve que ChatGPT n’est pas encore en capacité de remplacer un rédacteur humain : le lancement de ChatGPT Team. Cette nouvelle offre d’Open AI propose aux services d’entreprises de taille moyenne d’intégrer ChatGPT dans leur processus de travail, en transformant l’interface de l’IA en plateforme collaborative pour les équipes. A date, ChatGPT joue bien « la team » avec les humains, et se positionne comme un outil qui améliore leur productivité, plutôt que comme un concurrent direct.

Parce que le rédacteur web a le vent en poupe

Et dans cette dimension humaine, il ne faut pas voir le preneur de décision comme une personne qui cherche à optimiser le moindre de ses coûts, à tout prix. Au contraire, l’avènement du content marketing n’a pas lieu par hasard, mais bien parce qu’il s’agit d’un canal marketing moins cher que les autres (il coûte 62% de moins que le marketing outbound) et 3 fois plus efficace.

Ainsi, même si le ROI de la rédaction est parfois difficile à calculer, il ne se limite pas qu’à l’argent gagné à partir de l’argent dépensé. Les bénéfices annexes apportés par la création de contenus sont tels (notoriété de la marque, fidélisation des clients…) que l’intégration de l’IA dans son fonctionnement doit se faire avec intelligence.

En outre, un article de qualité et parfaitement optimisé peut offrir une visibilité sans pareil, que peu d’autres leviers marketing peuvent offrir sans moyenner d’importantes finances…

Par exemple, un autre indicateur intéressant à prendre en compte sur le coût de la rédaction web est de le comparer avec le coût d’une publicité Adwords.

Ou dit autrement : « Combien me coûterait mon article en première page de Google si je le remplaçais par une pub Adwords sur les mêmes mot-clés ».

La réponse est : en fonction de l’importance des mots-clés, très cher !

Exemple avec cet article rédigé pour l’un de mes clients :

le coût Adwords : un indicateur intéressant pour la rédaction web

Positionné sur plus de 500 mots-clés et générant un trafic mensuel organique de près de 800 visites par mois, une visibilité identique sur Google coûterait 2500€ par mois via Adwords !

Par conséquent, un article de qualité qui arrive en haut des résultats de recherche sur des requêtes concurrentielles peut avoir une très grande valeur commerciale, qui dépasse de loin la rémunération attribuée au rédacteur pour le rédiger.

Parce que le rédacteur (ou journaliste) web vérifie ses sources

C’est le b.a-ba de tout professionnel de la rédaction qui se respecte : il faut être certain d’une information avant de la coucher sur papier. À l’image du fonctionnement de Wikipedia, les sources jouent un rôle majeur dans la véracité des écrits qui circulent sur le web. Le rédacteur web est donc porteur de cette déontologie à travers la rigueur qu’il met dans son travail.

ChatGPT de son côté, n’est pas encore équipé de ce devoir de vigilance. Même si OpenAI, sa maison-mère, annonce plancher sur la fiabilisation du modèle en termes de désinformation, le compte n’y est pas. À date, il est possible de fournir un prompt mensonger, voire complotiste, à ChatGPT, et de lui demander de l’étayer.

Et ça fonctionne…Dans 80% des cas, la machine s’exécute !

C’est en tout cas le résultat d’une étude réalisée par une startup spécialiste dans la détection des fake news. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter mon article sur ChatGPT et la désinformation. J’ai moi-même été confronté à une situation de désinformation édifiante, où ChatGPT a inventé de fausses sources en provenance de médias et de sites internet réputés pour justifier un propos hors sujet. Je vous laisse découvrir cela dans l’article en question.

Parce que ChatGPT ouvre la porte aux contenus standardisés

« Google en PLS », « Ciao Google », « Google is done »…Les petites phrases péremptoires sur le déclin annoncé du mastodonte américain ont fleuri ces derniers jours.

Cependant, l’objectif de ChatGPT est fondamentalement différent de celui de Google Search.

ChatGPT se veut être un assistant qui va tenter de vous apporter une réponse précise et (plus ou moins) synthétique à une question donnée.

Google n’a pas cette vocation. Son objectif est de vous proposer le contenu le plus pertinent (page web, vidéo, image, plan, Knowledge graph…) par rapport à la requête énoncée. Et non pas de vous faire une synthèse en quelques phrases de ce que vous propose le web.

En l’occurrence, là où Google se fait damer le pion, c’est certainement au niveau du contenu positionné en position 0/featured snippet sur un certain nombre de requêtes.

Mais dans le cas qui nous intéresse, à savoir utiliser ChatGPT pour rédiger entièrement ses futurs articles de blog, peut-on vraiment penser que demain, tous les contenus qui seront créés sur un sujet donné le seront par le seul spectre de l’intelligence artificielle ?

Dans ce cas, est-ce que la meilleure manière de se différencier ne sera pas justement d’éviter d’utiliser ce genre de technologie ? La question peut se poser.

En tout cas, il n’y a pas de doute, Google veille au grain. Dans un article d’avril 2022 du Search Engine Journal, John Mueller, un représentant de Google bien connu des SEO, a confirmé que la rédaction de contenus à l’aide d’outils de rédaction automatisée est contraire aux Google’s Webmaster Guidelines.

Parce que Chat GPT est limité sur les contenus trop techniques

Lorsqu’on lui pose la question, ChatGPT le dit lui-même : il n’est pas forcément capable de fournir une réponse de qualité lorsqu’on aborde un sujet technique :

« Mon objectif est de fournir des informations générales et de répondre à des questions sur divers sujets, mais je ne suis pas capable de fournir des informations détaillées ou techniques sur un sujet spécifique. »

Pour autant, certaines de ses connaissances sont assez bluffantes, et il est possible d’aller chercher des informations précieuses en lui soumettant le bon « prompt » (= la ligne de texte qui va générer sa réponse).

Mais il est vrai que, sur un sujet technique, son langage est parfois limité, et il a vite tendance à tourner en rond.

Pire, il propose parfois des réponses complètement à côté de la plaque. Voyez plutôt cet exemple où je lui demande de m’en dire plus sur le coefficient lambda des isolants tels que précisés dans le DTU 45.10.

screenshot d'utilisation de ChatGPT d'OpenAI

Là où j’attends des valeurs de conductivité thermique de matériaux isolants, il me retourne un texte sur la qualité de l’eau…

Certes, je ne lui ai volontairement pas donné beaucoup d’informations en entrée, mais cela permet de souligner qu’il ne faut pas prendre chacune de ses réponses pour argent comptant, et qu’un travail de vérification est indispensable.

Parce que ChatGPT n’a pas la fibre commerciale

Dernier argument, et non des moindres : ChatGPT ne peut pas vous fournir d’informations relatives à des produits ou à des tendances.

Impossible de lui demander de créer un article sur les 5 meilleures paires de chaussures de running en 2023, ou un comparatif entre l’Iphone 13 et l’Iphone 14.

Ce qui est bien dommage, compte tenu du caractère commercial de ce type de requête, plus à même de générer des ventes que les requêtes informationnelles.

Vous ne pourrez pas sous-traiter ce type d’article à cette intelligence artificielle en l’état en tout cas !

ChatGPT est un assistant, utilisez-le en tant que tel !

On l’a vu, ChatGPT utilise une technologie de deep learning vraiment bluffante, qui en plus de transmettre des informations justes et précises, le fait à travers un langage fluide, et une mise en forme optimale.

De prime abord, on pense que ce combo du fond et de la forme permet de remplacer la plume et l’expérience d’un être humain.

Et pourtant, loin s’en faut : un programme informatique n’est pas encore capable de disposer du discernement et de la connaissance empirique d’un vrai rédacteur.

De plus, il n’est pas encore capable de manier les mots avec autant d’aisance qu’un vrai rédacteur (en tout cas, de ce que j’en ai vu avec ChatGPT).

Et puis, quoi de mieux qu’un humain pour comprendre d’autres humains ? Le rédacteur web travaille en équipe, sur la base des besoins de son entreprise. Il doit parvenir à faire passer des messages et transmettre des connaissances, et plus largement, à coopérer pour parvenir à remplir des objectifs qu’on lui a fixés.

Enfin, ChatGPT est incapable de fournir des informations en temps réel, telles que des tendances ou des actualités. De même, il ne donne pas d’avis sur tel produit ou tel service, et se contente de donner des réponses informatives qu’il tire de sa base de connaissances (qui a été arrêtée à 2021).

Pour toutes ces raisons, ChatGPT s’avère être un allié de poids pour récolter de l’information rapidement autour d’un sujet, et de pouvoir la traiter de manière digeste, sans pour autant se substituer à un vrai rédacteur web (sans parler du travail de relecture et d’édition, qui est souvent confié au rédacteur).

A ce sujet, ChatGPT est un outil impressionnant pour améliorer le copywriting de ses pages de ventes. Consultez notre cas pratique sur le copywriting avec ChatGPT Si vous souhaitez savoir comment procéder.

Quelques conseils d’utilisation pour finir

Une bonne maîtrise de ChatGPT passe par des prompts bien rédigés. Ces consignes vous permettent de solliciter l’outil sur des demandes très précises, qui vous feront gagner un temps précieux dans la production de vos contenus. Retrouvez notre article qui vous fournit 9 prompts prêts à l’emploi pour trouver et rédiger des articles plus rapidement.

Découvrez aussi quelques conseils d’utilisation de ChatGPT à la volée ci-dessous, destinés à la création de contenu :

  • Utilisez-le pour générer vos plans de contenu. Ex : « Propose-moi le plan d’un article de 1500 mots qui a le titre suivant ‘Les conséquences de l’érosion des sols' »
  • Utilisez-le pour faire sortir les points saillants d’un sujet. Ex : « Quels sont les 5 points clés que je dois connaître pour rédiger un article sur les NFT ? »
  • Utilisez-le pour vous aider à clarifier des concepts compliqués. Dans ce sens, l’outil fonctionne à merveille. Ex : « Explique-moi la dualité onde-corpuscule comme si j’avais 5 ans »
  • Utilisez-le pour générer une liste de questions pertinentes en vue d’une interview. Ex : « Propose une liste de 7 questions pour mon interview avec le responsable des ressources humaines de Tesla »
  • Utilisez-le pour vos futurs articles « Listicle ». Ex : « Top 10 des expressions que plus personne n’utilise ».
Tout comprendre à l’algorithme Youtube en 2022

Tout comprendre à l’algorithme Youtube en 2022

2e moteur de recherche le plus utilisé au monde après celui de Google, le SEO sur Youtube est un levier incontournable qui doit être intégré à toute stratégie de marketing vidéo en 2022.

On peut distinguer 2 emplacements principaux de visibilité sur Youtube :

  • Les résultats du moteur de recherche (SERP), qui répondent à une requête d’un utilisateur
  • Les emplacements dédiés aux recommandations, qui représentent 70% des vidéos vues

NB : Il existe bien entendu d’autres endroits où peuvent apparaître vos vidéos sur Youtube, plus ou moins importants : la page d’accueil, les onglets “Tendance” et “Abonnements”, les playlists, ou encore les sources de trafic externe. Pour tout savoir à leur sujet, rendez-vous dans le dernier chapitre de l’article.

Dans cet article, nous allons tenter de comprendre les signaux qu’utilise l’algorithme Youtube pour déterminer les vidéos qui méritent d’être « poussées » à ces emplacements clés.

Nous allons d’abord nous concentrer sur les données utilisées par le moteur de recherche de Youtube pour classer les vidéos. Puis nous vous fournirons des conseils pour optimiser vos vidéos et maximiser vos chances d’apparaître en tête des résultats de recherche.

Ensuite, nous irons plus loin dans la réflexion en nous attaquant au fonctionnement de l’algorithme de recommandations, et en analysant notamment son objectif majeur, ainsi que les signaux UX qu’il utilise-t-il pour proposer les vidéos les plus engageantes.

Enfin, ces décryptages nous permettront d’identifier les indicateurs qui comptent dans le suivi des performances de vos vidéos.

C’est parti !

meme youtube algorithm

YOUTUBE : des chiffres qui donnent le tournis

Avant de commencer, prenons un peu de recul et découvrons les enjeux de visibilité que représente la plus célèbre des plateformes de streaming, avec ces 3 chiffres clés :

  • Youtube, c’est 2 milliards d’utilisateurs mensuels dans le monde, dont 46 millions en France. Avec de tels chiffres, vous trouverez sans nul doute une audience intéressée par vos contenus.
  • 500 heures de vidéo sont uploadées sur Youtube toutes les minutes ! Il est donc important d’exploiter au mieux les fonctionnalités de la plateforme pour optimiser ses contenus, et se démarquer de la concurrence.
  • Le moteur de recherche de Youtube est le 2e plus utilisé dans le monde après celui de Google (et ses 7 milliards de requêtes par jour) ! C’est donc un potentiel de visibilité énorme pour votre business, qui ne peut être mis de côté.

Comment optimiser ses vidéos pour le moteur de recherche Youtube ?

Les résultats de recherche Youtube : un système de classement simple, basé sur la pertinence et la popularité

Comme son nom l’indique, le SEO Youtube concerne en premier lieu l’optimisation pour son moteur de recherche.

Alors, que faut-il savoir au sujet des résultats qu’il affiche ? Regardons ce que dit la plateforme :

description du fonctionnement du moteur de recherche Youtube

La SERP affichée n’est pas un classement décroissant des vidéos les plus vues pour une requête donnée. Elle dépend plutôt :

  • De la correspondance entre les éléments éditoriaux de la vidéo et la requête de l’utilisateur. Trouver les mots-clés porteurs de son secteur d’activité et optimiser ses titres et descriptions en fonction de ceux-ci est donc une pratique impérative pour gagner des positions dans les résultats de recherche.
  • De l’engagement généré par les vidéos. Plus une vidéo aura de likes, de commentaires et de partages, plus elle sera susceptible de se positionner haut dans les résultats.

Un moteur de recherche qui enregistre des milliards de requêtes, et offre une visibilité incroyable

Avec ses 4 milliards de requêtes par jour, le moteur de recherche de Youtube est un levier de visibilité énorme pour vos vidéos.

Il ne faut donc pas le négliger, surtout que :

  • Les résultats de recherche peuvent représenter la part majoritaire de trafic pour certaines de vos vidéos
La recherche Youtube peut être la principale source de trafic pour vos vidéos
Le taux de clic par impression est parfois meilleur pour la recherche youtube que pour les recommandations Youtube
Le taux de clic par impression est parfois moins bon pour les recommandations YT

Cela peut s’expliquer par le fait que les personnes qui utilisent le moteur de recherche sont en recherche active d’une information, donc plus enclines à cliquer sur un résultat.

L’optimisation « On-page » des vidéos : un levier peu coûteux et actionnable immédiatement !

On vient de voir que le fonctionnement du moteur de recherche est en partie basé sur le degré de correspondance entre les requêtes et les éléments éditoriaux de la vidéo (titre, description, tags).

L’optimisation de vos vidéos (le SEO Youtube à proprement parler) peut donc se faire sans efforts trop coûteux, et générer d’excellentes performances !

Grâce aux fonctionnalités du Youtube Studio de votre chaîne, vous pouvez modifier les métadonnées (titre, description, tags) et tous les éléments éditoriaux et graphiques (sous-titres, miniature…) de vos vidéos existantes en quelques instants.

Le tout, sans perdre les vues déjà accumulées ! 

screenshot du back-office d'une vidéo sur Youtube Studio
Screenshot du panneau d’édition d’une vidéo dans le Youtube Studio

L’optimisation de vos vidéos a également un intérêt pour l’utilisateur : un titre bien trouvé (et une miniature attirante) aident à convaincre au clic.

Et un taux de clic (CTR) élevé est le premier indicateur de performance pour Youtube.

Le CTR sur Youtube, c’est quoi ?

Le CTR, ou taux de clic par impression, représente le pourcentage de fois qu’un utilisateur clique sur votre vidéo lorsqu’il la voit apparaître. Il constitue un excellent indicateur de l’efficacité de vos miniatures et de vos titres, et est une première piste de compréhension pour Youtube de l’intérêt que porte l’utilisateur à votre vidéo.

Le SEO Youtube peut donc vous rapporter du trafic supplémentaire à moindre coût par rapport à la création d’une vidéo ex nihilo.

Si votre entreprise dispose d’une chaîne déjà active, c’est donc une des premières stratégies à mettre en place pour gagner des vues facilement et rapidement.

💡Pour avoir une idée des résultats que vous pouvez obtenir, consultez notre étude de cas sur une campagne de SEO Youtube menée pour l’un de nos clients.

Bon à savoir : l’optimisation On-page fonctionne très bien sur des vidéos dont la date de publication est ancienne. Youtube propose des vidéos susceptibles de plaire aux utilisateurs, ou de répondre à leurs recherches, quelle que soit leur date de mise en ligne.

Regardez les statistiques de cette vidéo (initialement publiée il y a plus de 6 ans) 6 mois avant son optimisation, et 6 mois après.

Impressions, taux de clic et vues générées avant une optimisation Youtube SEO
Avant optimisation
Impressions, taux de clic et vues générées après une optimisation Youtube SEO
Après optimisation

⚠️Un mot sur la métrique « Vues générées par les impressions » ci-dessus

Elle diffère du nombre de vues total, qui inclut les vues depuis ou en provenance de sites tiers, et reflète donc davantage l’impact du travail d’optimisation.

Enfin, l’optimisation On-page ne s’arrête pas à l’écriture d’un beau titre, d’une belle description et de tags bien sentis.

Vous devez également exploiter toutes les fonctionnalités que la plateforme vous propose. 

Playlists, watermark, hashtags, fiches et écrans de fin sont autant de fonctionnalités qui favorisent la découverte de votre chaîne et de vos autres vidéos.

En résumé, voici la checklist d’un bon travail d’optimisation On-page. 

Vos vidéos doivent :

  • Contenir une expression-clé principale répondant aux recherches des utilisateurs
  • Contenir un titre court, attractif et optimisé avec la présence du MC proche du début
  • Etre illustrée d’une miniature lisible et qui attire l’œil
  • Contenir une description optimisée résumant le contenu de la vidéo + des CTA pertinents et visibles
  • Utiliser les fonctionnalités de YT : playlists, tags, fiches, écrans de fin, hashtags
  • Disposer d’une transcription écrite de son flux audio (sous-titres)
  • Disposer d’un nom de fichier optimisé

💡Pour en savoir plus sur les actions concrètes à mener pour votre travail d’optimisation, consultez notre méthodologie complète et checklist détaillée.

Au final, quels sont les bénéfices du SEO Youtube ?

C’est très simple, le SEO Youtube peut vous permettre de créer un cercle vertueux de visibilité ⭕ :

  1. Plus vos vidéos seront optimisées, plus elles seront visibles.
  2. Plus elles seront visibles, plus elles seront vues.
  3. Plus elles seront vues, plus elles auront de chance de devenir populaires.
  4. Plus elles seront populaires, plus Youtube les recommandera.
  5. Plus Youtube les recommandera, plus votre marque gagnera en notoriété, et votre site internet en trafic 🙂

Bien entendu, avant d’enclencher ce cercle vertueux de l’optimisation SEO, vous devez vous assurer que chacune de vos vidéos propose :

  • un contenu de qualité, intéressant, éducatif et/ou divertissant pour le fond,
  • une bonne qualité d’image, de son, ainsi qu’un montage soigné pour la forme.

L’algorithme de recommandations Youtube : fonctionnement et conseils pour la visibilité de vos vidéos

L’objectif de l’algorithme Youtube, en une phrase

“Notre objectif est que les internautes regardent un plus grand nombre de vidéos qui leur plaisent afin qu’ils reviennent régulièrement sur YouTube.”

Source : Youtube Creator Academy*

*depuis 2022, la Creator Academy existe principalement à travers la chaîne Youtube dédiée. De nombreuses pages que proposait Youtube ne sont plus disponibles en ligne, et leurs URLs ont été redirigés vers les vidéos cette chaîne.

Voilà le fondement de l’algorithme de Youtube : tout est fait pour que l’utilisateur regarde un maximum de vidéos à chaque session. Et qu’à la fin de chaque session, il perçoive encore un peu plus Youtube comme une source de qualité à laquelle il peut accorder du temps.

La qualité des contenus suggérés par Youtube est donc cruciale, et l’algorithme s’appuie sur un ensemble d’actions qu’effectuent les utilisateurs pour distinguer les vidéos qui sont recommandables de celles qui ne le sont pas.

Le temps de l’algorithme qui déterminait la popularité d’une vidéo selon son taux de clic et son nombre de vues est donc bien révolu, et les vidéos “clickbait” sont rapidement identifiées. Pour se démarquer, il faut être capable de proposer des vidéos qui répondent à la fois à des standards de qualité et aux centres d’intérêt des utilisateurs.

Bon à savoir : Une vidéo clickbait est une vidéo qui dispose d’un CTR très élevé, mais d’une durée de visionnage très faible. Cela indique que l’utilisateur a été trompé par le titre ou la miniature, et qu’il n’a pas trouvé ce à quoi il s’attendait quand il a commencé son visionnage.

Pour revenir sur le sujet de l’algorithme de recommandations, il faut retenir que l’élément central de son fonctionnement n’est pas la vidéo, c’est l’expérience utilisateur (UX). 

À l’image de l’algorithme de Google qui utilise l’UX dans ses facteurs de classements, Youtube évalue la performance du contenu d’une vidéo en scrutant le comportement des spectateurs. Chaque vidéo est analysée selon 5 indicateurs, plus ou moins précis.

l'algorithme de recommandations Youtube : basé sur le comportement des utilisateurs

Contenus qu’ils regardent

L’algorithme observe les contenus que regarde l’utilisateur pour pouvoir lui pousser des vidéos sur des sujets similaires. L’avantage pour vous est qu’un utilisateur naturellement intéressé par votre secteur d’activité pourra se faire naturellement recommander votre vidéo par Youtube.

Contenus qu’ils ne regardent pas

À l’inverse, des contenus régulièrement ignorés permettent à l’algorithme d’affiner sa compréhension des préférences de l’utilisateur. Là aussi, c’est un avantage pour vous : vos vidéos tendent à être proposées à des utilisateurs qualifiés.

Temps qu’ils passent à regarder des vidéos

Attardons-nous un instant sur ce point. 

Il s’agit d’un signal très important pour l’algorithme de Youtube.

On peut diviser cette notion de temps passé en deux “ranking factors” pour l’algorithme.

Le temps passé à regarder une vidéo (le célèbre « Watch Time »)

Le temps passé à regarder une vidéo est également appelé “rétention”.

Youtube se base sur cette information pour définir le taux de fidélisation de l’audience de votre chaîne. 

Plus votre taux de fidélisation est élevé, plus vos vidéos sont regardées dans leur intégralité, plus cela est un signal pour Youtube qu’elles sont dignes d’intérêt, donc recommandables.

La durée de la session de visionnage

Il s’agit de la durée totale passée par un utilisateur à regarder des vidéos avant de quitter Youtube. Prolongement direct du Watch Time, le « User Session Watch Time » est un indicateur au moins aussi important.

En effet, Youtube tend à pousser les vidéos qui aident à prolonger la durée de session de visionnage de l’utilisateur. Une vidéo aura une meilleure exposition lorsqu’elle disposera d’une bonne durée de visionnage, mais également lorsqu’elle génèrera le visionnage de nouvelles vidéos, soit :

  • de la même chaîne : dans ce cas, l’utilisateur trouve le contenu de ladite chaîne intéressant, et cela lui donne envie de visionner davantage de vidéos de cette chaîne.
  • d’une chaîne partenaire/concurrente : via une recommandation explicite dans la vidéo ou sur la page de la vidéo (un lien dans la description ou une fiche par exemple), ou via l’encart de suggestions de vidéos connexes sur la droite de la page de la vidéo.

En résumé, vous avez tout intérêt à créer du contenu de qualité pour favoriser la durée de visionnage de vos vidéos, mais également à créer de nombreuses vidéos, pour proposer un catalogue fourni aux « viewers » qui vous découvriraient et vous apprécieraient, pour qu’ils puissent visionner (beaucoup) d’autres vidéos de vous.

Ainsi, votre chaîne recevra un “boost” de visibilité si vous parvenez à faire rester les utilisateurs sur la plateforme en leur proposant d’autres vidéos intéressantes.

Le watch time : un indicateur clé pour Youtube

⚠️Beaucoup de créateurs souffrent de cette prépondérance donnée à la durée de la session de visionnage, pour 2 raisons :

  • ce ne sont pas eux qui décident des vidéos qui s’affichent dans l’encart de recommandations à côté de leurs vidéos,
  • mais aussi, ils n’ont aucune maîtrise sur les conditions dans lesquelles sont regardées leurs vidéos.

Exemple

Prenons l’exemple d’une vidéo de vulgarisation scientifique de 50 mn*, que l’on imaginera d’excellente qualité. Elle aura a priori passionné ses spectateurs, qui l’auront regardée jusqu’à la fin (excellent « Watch Time »). Pour autant, une vidéo aussi longue et fournie nécessite de la disponibilité et de la concentration, et elle sera peut-être la seule qu’ils regarderont pendant leur session, ce qui impactera négativement son « Session Watch Time ».

*Je tire cet exemple de la récente vidéo d’e-Penser sur le sujet de la perception, qui donne un avis détaillé intéressant sur le sujet (parmi d’autres informations).

Mentions et commentaires

Pour faire son tri entre les nombreuses vidéos qui traitent d’un même sujet et pousser les plus pertinentes, l’algorithme Youtube mise beaucoup sur la notion d’engagement, qui se traduit par les likes (ou “pouces bleus”) et les commentaires.

D’autres données récupérées par Youtube sur le comportement des utilisateurs

Enfin, pour aller encore plus loin, cette étude d’un groupe d’ingénieurs Google décompose les différents marqueurs que l’algorithme Youtube utilise. On y retrouve une nouvelle fois la durée de visionnage, ainsi que des précisions sur les contenus regardés par les utilisateurs, qui affinent les recommandations qui lui seront proposées : 

  • Combien de vidéos a-t-il déjà vues de votre chaîne ?
  • Depuis combien de temps s’intéresse-t-il à des vidéos sur ce sujet ?
  • Quel est son historique de recherche ?
  • Quelles vidéos a-t-il regardées précédemment ? 
  • Des informations démographiques et géographiques

Organiser le suivi de vos performances : CTR et Watch Time, 2 KPI à monitorer impérativement

CTR et Watch Time : Youtube lui-même vous conseille de les améliorer !

La notion de CTR et Watch Time est mise clairement en avant dans les statistiques de votre chaîne. Youtube les représente visuellement comme les deux étapes qui mènent à la réussite.

2 KPI importants pour vos campagnes d'optimisation : CTR et Watch Time

Notez que Youtube répartit la visibilité de vos vidéos selon des impressions qui ont lieu à 3 emplacements cruciaux sur la plateforme :

  • Les recommandations sur la Page d’accueil
  • Les recommandations sur la page de lecture d’une vidéo
  • Les pages de résultats de recherche (SERP)

Dans l’exemple, en un an, les vidéos de la chaîne ont été “poussées” 7,1 M de fois par Youtube. Dans 58% des cas, elles l’ont donc été dans les recommandations, dans 42% des cas, dans les pages de résultats de recherche.

Bonus 1 : capitalisez sur vos abonnés, ils vont booster votre SEO

Les abonnés sont les utilisateurs qui aiment votre contenu / votre marque, et ont cliqué sur le bouton d’abonnement pour être informés des mises à jour de la chaîne.

bouton s'abonner Youtube

Youtube fait le constat suivant à leur sujet :

« Suscribers watch more than anyone else » 

Source : YT Academy

Ainsi, en ayant cliqué sur le bouton “Abonnement”, ces utilisateurs fidèles reçoivent “automatiquement des notifications personnalisées concernant ses principales activités.”

Ces notifications ont pour conséquence de créer un pic de visionnage juste après la mise en ligne de la vidéo. Les abonnés aident donc au bon démarrage de la nouvelle vidéo.

Les abonnés regardent beaucoup les nouvelles vidéos de leurs chaînes Youtube préférées

Source : YT Academy

Les abonnés sont vraiment importants pour le référencement, car ils peuvent générer beaucoup de temps de visionnage (Watch Time) au cours des sept premiers jours de publication de votre vidéo.

Un pic de visionnage au lancement de votre vidéo sera un signal fort envoyé à Youtube sur le potentiel de vues qu’elle peut générer.

L’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour le référencement de votre vidéo est donc d’augmenter votre base d’abonnés.

En outre, les abonnés ont : 

  • Un taux de clic et une durée de visionnage supérieurs aux autres utilisateurs
  • Des recommandations de vidéos des chaînes auxquelles ils sont abonnés soit sur leur page d’accueil, soit dans l’onglet “Abonnements”.

Pousser à l’abonnement dans vos vidéos est une action à mettre en place obligatoirement : les appels à l’action présents dans le contenu des vidéos (ex : « Abonnez-vous maintenant ») génèrent 380% de clics en plus que s’ils sont juste présents dans la description. (source KISSMETRICS). 

Des prétextes d’engagement peuvent également être trouvés pour une augmentation plus rapide de la base (jeu-concours réservé aux abonnés par exemple).

Bonus 2 : Les emplacements secondaires de visibilité sur Youtube

Comme annoncé dans l’introduction, concluons sur les emplacements secondaires qui peuvent vous offrir de la visibilité sur Youtube.

Voici quelques exemples :

  • L’onglet Tendance. Réservé aux vidéos qui buzzent, ce sont surtout les contenus des youtubers populaires qui sont mis en avant
  • Les fonctionnalités de navigation. L’onglet “Abonnements”, l’affichage de la page d’accueil de votre chaîne ou les écrans de fin de vidéo par exemple. Il s’agit de données intéressantes à exploiter, cependant, il faut avoir conscience que les utilisateurs qui utilisent ces fonctionnalités pour découvrir vos vidéos vous connaissent déjà. À noter que les impressions liées à l’affichage des écrans de fin de votre chaîne ne sont actuellement pas pris en compte dans le calcul de votre nombre d’impressions.
  • Les playlists. Vos vidéos peuvent être intégrées dans les playlists « À regarder plus tard”, les playlists de votre chaîne, ou les playlists d’un utilisateur tiers. Cependant, elles représentent une source de trafic mineure (moins de 1% ( 70K impressions sur 7 millions) dans le cas de la chaîne étudiée ici).
  • Les sources externes. J’ai volontairement mis de côté ce levier, car il correspond en majorité au référencement de vos vidéos sur Google. Ainsi, le clic sur une vidéo poussée dans les résultats de recherche sur Google envoie vers le visonnage de la vidéo sur Youtube. Sans surprise, les vidéos en première page de Google peuvent faire exploser votre nombre de vues. De même, l’intégration d’une vidéo sur une page d’un site internet (le vôtre ou un site tiers) est également identifiée comme « source externe ».

Ce levier de visibilité est tellement important qu’il mérite un article dédié, que j’espère pouvoir rédiger prochainement 🙂

Voilà pour ce qu’il y a à savoir sur le fonctionnement du SEO Youtube, et sur l’importance d’optimiser vos vidéos, de produire du contenu du qualité sur une base régulière et de monitorer vos performances avec les bons indicateurs.

➡️Le référencement Youtube vous intéresse ? Je vous remets une nouvelle fois nos différents articles et cas pratiques :

➡️Vous cherchez des tips et astuces faciles à mettre en place pour faire décoller la visibilité de vos vidéos ?

Consultez l’article que j’ai rédigé sur Webmarketing&com.com : 14 techniques d’optimisation Youtube auxquelles vous n’aviez pas pensé !

➡️Vous souhaitez optimiser un lot de vidéos sur votre chaîne Youtube afin d’augmenter rapidement leur nombre de vues ? Vous avez des doutes sur la marche à suivre ? Parlons-en en commentaires ou contactez-moi directement via le formulaire sur cette page, je serai ravi d’échanger sur votre projet !

11 conseils pour créer une newsletter B2B qui fonctionne !

11 conseils pour créer une newsletter B2B qui fonctionne !

L’emailing en B2B est un des outils les plus appréciés car il demeure un canal d’acquisition imbattable, avec un retour sur investissement qui se situe loin devant les réseaux sociaux ou le PPC par exemple (statistiques détaillées dans le chapitre juste en-dessous !).

Et pour cause, impossible de passer une journée de travail sans consulter sa boîte mail. Même en déplacement, nous sommes toujours reliés aux demandes de nos collègues, clients ou fournisseurs à travers notre smartphone.

Lorsqu’un professionnel ouvre un mail contenant une newsletter, c’est qu’il a identifié une information ou une opportunité qui peut l’aider à atteindre ses objectifs. Le bénéfice d’une bonne newsletter B2B réside donc dans la valeur que vous apportez à vos contacts.

Découvrez nos meilleurs conseils, illustrés d’exemples, pour rédiger une newsletter B2B qui fidélise vos lecteurs !

conseils pour rédiger une newsletter B2B

Quelques statistiques marquantes sur l’emailing B2B

  • 79% des professionnels en marketing estiment que l’emailing B2B est le meilleur canal de communication
  • 83% des entreprises B2B ont intégré une newsletter dans leur stratégie de contenu, et 40% estiment que l’envoi de newsletter est le levier le plus important de leur stratégie
  • 77% des professionnels en marketing ont vu une augmentation du taux d’engagement de leurs emails en 2022
  • L’emailing en B2B jouit d’un taux d’ouverture moyen de 22,2%, et d’un taux de clic de 3,2% (1,5x supérieur au B2C)
  • Le ROI moyen de l’emailing se situe autour de 36$ pour 1$ dépensé ! 🤯

Avant de rédiger, un conseil à ne (surtout) pas négliger

Pour votre newsletter B2B, nos conseils de rédaction seront efficaces uniquement si vous disposez d’une base d’adresses mail de qualité.

Vous pouvez considérer que votre liste d’adresses mail est qualitative si chaque personne qui s’y trouve a donné son accord exprès (via un opt-in, un formulaire dédié (comme celui en bas de cette page 😀), un lead magnet…).

Ne négligez pas ce point, il est crucial pour garantir la « déliverabilité » de vos campagnes de mailing et éviter de terminer dans le dossier « spam » de vos prospects.

👍 Bonne pratique #1

Lorsque vous mettez en place votre newsletter B2B, commencez par créer un « welcome flow », avec une série d’emails au copywriting soigné, qui remercie votre contact de s’être inscrit.

Invitez-le à valider son inscription avec un email de confirmation. Dans ce 1er email, profitez-en pour lui demander une faveur : passer votre adresse email en liste blanche.

Facilitez-lui la tâche en lui expliquant comment faire cela très rapidement. Vous pouvez également en profiter pour nouer l’échange en lui posant une question, ou encore pour partager vos profils sociaux.

👍 Bonne pratique #2

N’hésitez pas à nettoyer votre base régulièrement. Vous pouvez par exemple envoyer un email de désinscription automatique aux contacts qui n’ouvrent pas vos newsletters.

exemple d'email de désinscription automatique à une newsletter

1 – Personnalisez le contenu en fonction de l’audience

Pour moi, il s’agit du « super-conseil » qui englobe tout le reste. Pour intéresser la personne à qui vous vous adressez : assurez-vous de lui délivrer un message qui lui parle !

Lorsqu’on réalise une campagne de cold emailing, il s’agit même d’un prérequis : il faut personnaliser le message en le reliant à des éléments d’actualités de l’entreprise (la sortie d’un nouveau produit/service, un communiqué de presse récent…). Dans cette optique, bien organiser sa veille sur les réseaux sociaux est indispensable pour être au fait de l’actualité de son secteur.

Mais lorsqu’on rédige une newsletter, on ne s’adresse pas à une personne en particulier. Le mail est envoyé à un ensemble de gens, et il est difficile d’atteindre un tel niveau de personnalisation. Cependant, vous pouvez agir sur certains points pour rendre votre newsletter personnalisée.

2 – Utilisez des outils de marketing automation

Les outils de marketing automation vous permettent de facilement intégrer le prénom/le nom/l’entreprise de la personne dans l’objet et le corps du mail. C’est un point connu de tous, mais c’est toujours bon de le rappeler 👌

exemple de prénom mentionné dans un objet de mail

3 – Réalisez une bonne segmentation de votre base mail

A priori, la segmentation client est réservée à un autre membre que le rédacteur web dans un service marketing (responsable emailing, webmarketer…).

Cependant, je me permets d’en parler ici car, en tant que rédacteur ou rédactrice, si vous êtes amené.e à travailler sur de la rédaction d’emails, vous devrez concevoir des messages adaptés à votre audience.

Avoir conscience des possibilités de segmentation vous permet de mieux comprendre les dessous des newsletters à succès.

La segmentation consiste à diviser votre liste de diffusion en groupes, en fonction de caractéristiques communes, telles que des intérêts ou des données démographiques.

💡 Vous pouvez par exemple segmenter votre liste selon le stade d’avancement de vos prospects dans votre cycle de vente.

Dans ce cas, vous relaierez les contenus que vous avez produits pour ces différents profils. Par exemple :

  • Du contenu pédagogique autour du problème que vos prospects rencontrent (« Top of funnel ») : article, vidéo, livre blanc…
  • Du contenu intermédiaire qui présente votre solution aux prospects qui ont identifié leur problème et cherchent à le résoudre (« Middle of funnel ») : étude de cas, page produit/service, webinaires…
  • Du contenu commercial qui vise à convaincre les clients prêts à passer à l’achat (« Bottom of funnel ») : essai gratuit, coupon de réduction, témoignages client…

📝 Bon à savoir : pour cette dernière catégorie de personnes, les articles de type « Votre solution VS. solution de votre principal concurrent », ou bien « Alternative à ‘solution de votre concurrent principal' » sont un super format pour présenter les avantages de votre produit, en plus d’offrir d’excellents résultats SEO.

Voyez par exemple le volume de recherche mensuel pour la requête « alternative Powerpoint ».

volume de recherche sur un mot clé
Src : SERANKING

Mais revenons sur le sujet de la segmentation. 🐑🐑

Vous pouvez même aller plus loin en vous basant sur vos personnas marketing, et vous adresser à des typologies de contacts spécifiques.

Si vous vendez par exemple un outil de gestion de profils sociaux pour les entreprises (de type Buffer, Hootsuite…), un responsable marketing (en charge du budget) ne sera pas réceptif aux mêmes arguments qu’un community manager (utilisateur final).

Le lead scoring, pour de meilleures performances

À travers une attribution de points en fonction du comportement de vos leads avec vos différents supports marketing, le lead scoring vous aide à identifier finement le niveau de maturité de chacun de vos contacts.

Voici un beau résumé du lead scoring, réalisé par Plezi (vous pouvez consulter l’article dont le visuel est issu ici) :

schéma sur le lead scoring

4 – Partagez du contenu qui traite de sujets pertinents

Maintenant que votre base est parfaitement segmentée, vous devez brainstormer pour trouver des sujets pertinents, qui gravitent autour des problèmes de chacune de vos cibles.

Au premier abord, cela sonne comme une lapalissade. Mais trouver des sujets qui répondent vraiment à ce que votre audience attend demande réflexion :

  • Quelles questions se posent mes prospects/clients ?
  • Quels sont leurs problèmes/besoins quotidiens ?
  • Quels sujets pourraient attirer leur attention, leur empathie ou leur curiosité ?
  • Quelles sont les tendances de l’industrie du moment ?
  • Que pensent-ils de ces nouveautés ? Où se situe leur entreprise ?

Ne négligez pas cette phase de « remue-méninges » 😉. Elle sera votre point d’appui dans votre processus créatif, et vous permettra de tenir sur la durée.

5 – Proposez un contenu qui apprend quelque chose

Une petite citation pour introduire ce sujet :

«L’apprentissage est la seule chose que l’esprit n’épuise jamais, ne craint jamais et ne regrette jamais», Léonard de Vinci

Le plus souvent, votre newsletter B2B est l’outil qui vous permet de promouvoir votre blog, et à travers votre blog, votre expertise.

Vous vous adressez à des gens qui partagent des intérêts communs aux vôtres, dans des secteurs d’activité communs. Parfois même (souvent ?), ceux qui vous lisent sont passionnés par ce qu’ils font !

Pour nourrir la curiosité naturelle de l’être humain, partez du principe que les articles que vous partagez dans votre newsletter doivent apprendre quelque chose à vos lecteurs. Car « plus on connaît, plus on aime » (encore une citation que l’on doit à LdV 🙌).

Avant de rédiger, posez-vous cette question simple : « Qu’est-ce que le lecteur va apprendre grâce à moi qu’il ne connaît pas déjà ? »

💡 Un conseil : évitez à tout prix les mails qui se contentent de vanter la performance de votre entreprise sans rien apporter d’autre au lecteur (Ex : « XXX, la banque numéro 1 des professionnels en 2022 ! »).

Si vous tenez toutefois à en parler, n’en faites pas un mail unique : placez votre actualité à la même échelle que d’autres informations et/ou reliez-la à un call-to-action (ex : « pour l’occasion, nous organisons un jeu-concours » etc.).

6 – Construisez un échange avant tout

Dans le prolongement du chapitre précédent, essayez de construire une relation de confiance, voire de nouer le dialogue grâce au contenu que vous proposez dans votre newsletter.

L’idéal est de parvenir à créer un échange avec chaque lecteur, pour que les mails qu’il reçoit de vous atterrissent dans sa boîte de réception principale.

Vous aurez en outre la possibilité de récupérer de beaux témoignages de satisfaction (et si ce n’est pas le cas, sollicitez-les pour obtenir un feedback).

Vous pourrez ensuite compiler les témoignages les plus flatteurs sur votre site internet. Cela incitera vos visiteurs à s’inscrire !

extraits de témoignages de lecteurs d'une newsletter satisfaits

7 – Assurez-vous que l’expéditeur de votre newsletter est clairement identifiable

Dans la logique du chapitre précédent, ne faites surtout pas d’envoi depuis une adresse noreply ! Il faut que vos abonnés soient libres de pouvoir vous répondre ! Le mieux est de désigner une personne en interne qui détient la responsabilité de l’envoi : le Customer Success Manager pour la newsletter aux nouveaux clients par exemple. Dans tous les cas, prévoyez une signature avec nom, prénom, photo et coordonnées de l’expéditeur en bas du mail.

une signature de mail qui permet d'identifier l'expéditeur

8 – Rédigez selon le ton de votre entreprise

Votre newsletter B2B n’est pas un objet marketing déconnecté du reste. Au même titre que son design, le ton que vous emploierez lors de sa rédaction devra adopter celui utilisé sur vos autres supports.

Par exemple :

  • Une entreprise avec des valeurs fortes s’exprimera avec un ton passionné, à la voix active, avec des verbes impactants.
  • Une startup avec de grandes ambitions aura un ton plus audacieux : elle prendra son produit très au sérieux, sans pour autant que ses équipes se prennent au sérieux.

9 – Rédigez un objet de mail qui invite au clic

À l’image de la balise title, qui est bien plus que le simple titre d’un article, l’objet mail de votre newsletter est le levier principal sur son taux d’ouverture.

En quelques mots, vous devez convaincre votre contact de cliquer. Pour ce faire, vous devez réfléchir à ce qui le motive professionnellement, tout comme pour le contenu que vous allez lui présenter.

En B2B, votre audience cherche souvent à :

  • se tenir au courant de l’actualité de son secteur,
  • apprendre de nouvelles compétences,
  • saisir de nouvelles opportunités.

Ainsi, votre newsletter pourra aussi bien lui être utile à un instant T de son quotidien, pour se démarquer à la machine à café, que pour l’aider à évoluer professionnellement ou atteindre ses objectifs.

Quelques techniques pour rédiger un objet de mail accrocheur :

  • Mentionnez le prénom de votre contact et interpellez-le
  • Utilisez des chiffres, des pourcentages ou des émojis, qui se démarquent visuellement
  • Intégrez une dimension émotionnelle : urgence, exclusivité, inspiration, soulagement…

➡️ Exemples d’objets de mail performants :
▪️ Arnaud, résolvez enfin vos problèmes de reporting 🤯
▪️ Arnaud, ne voyez plus le management comme un fardeau !
▪️ Arnaud, voici un petit quelque chose pour commencer…
▪️ 🚀 L’ingrédient clé pour doubler vos ventes
▪️ Quand vous aurez 5 minutes, cela devrait vous faire sourire 😅
▪️ Un ROI de 300% grâce à la prospection : comment est-ce possible ?

Évitez bien sûr les mots « spams », à savoir les mots qui peuvent générer un signalement manuel de la part de l’utilisateur. Faites attention quand vous parlez d’argent notamment.

10 – Profitez des caractères qui s’affichent avant le clic

Rédigez la première phrase de votre mail avec attention : après l’objet du mail, un extrait de cette première phrase s’affiche directement dans la boîte de réception.

Le nombre de caractères affiché est variable en fonction de la résolution de l’écran de votre contact. Sur un écran de PC portable classique, il est d’environ 80 caractères. C’est autant d’espace disponible pour le convaincre d’ouvrir votre mail !

Sur mobile, c’est encore mieux : le mail prend la forme d’un push notification, encore plus visible !

exemple d'un push notification de mail sur mobile

11 – Faites passer vos lecteurs à l’action !

Votre newsletter poursuit des objectifs de génération de trafic et de conversion sur votre site internet. Pour réussir à inciter votre audience au clic, la rédaction de votre Call-To-Action est à prendre au sérieux.

On peut dégager 5 grandes manières d’aborder la rédaction d’un bon CTA :

5 types de call to action pour une newsletter qui fait cliquer

Bien sûr, ces exemples ne sont pas exhaustifs, vous pouvez faire preuve de créativité pour surprendre, ou de conviction, pour rassurer.

De plus, vous pouvez précéder votre CTA d’une phrase qui énonce clairement la valeur apportée derrière le clic (« Découvrez l’innovation incroyable de xxx », « Réduisez vos coûts d’exploitation grâce à xxxx », « Obtenez tout de suite votre coupon de 15% de réduction »…).

Bien entendu, votre CTA doit se démarquer visuellement (couleur, taille, typo, centré ou non…), tout en respectant votre charte graphique.

💡 Une autre stratégie est de simuler l’aspect d’un véritable mail, pour créer une sensation de proximité avec l’expéditeur. C’est une mise en page que l’on voit souvent pour les newsletters de type « Digest », qui listent une curation d’articles.

Par exemple, la newsletter B2B hebdomadaire d’Ahrefs propose les derniers articles publiés sur leur blog, sous forme d’une liste simple. Les liens sont directement intégrés dans le corps du texte.

Effet naturel garanti !

exemple de newsletter B2B épurée

[Bonus] Un exemple de newsletter de bienvenue qui invite à l’action

Plutôt que de récapituler les avantages incroyables que propose votre entreprise dans le mail que vous envoyez à vos nouveaux inscrits, pourquoi ne pas le consacrer uniquement à les faire passer immédiatement à l’action ?

Ci-dessous, l’exemple de Wix, qui invite à utiliser leur plateforme sans attendre.

Un mail épuré, avec une phrase inspirante, quelques mots et 2 calls-to-action bien visibles.

exemple de newsletter B2B de bienvenue WIX

En conclusion : soyez simple et instructif

« La simplicité est la sophistication suprême »… Encore une citation… et si vous avez lu l’article, vous savez à qui on la doit. 😬

Gardez ce précepte tout au long de votre processus de création. Allez droit au but, et délivrez un message qui s’adresse directement aux problématiques que rencontrent vos lecteurs. Plus vous leur apporterez de valeur, plus cette valeur rejaillira sur l’image qu’ils ont de votre entreprise.

Et vous, avez-vous des techniques pour rédiger une newsletter B2B engageante ? Ou bien des exemples de newsletters que vous adorez ? N’hésitez pas à vous exprimer en commentaires !